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Le retour de Plastikman le 10 juin 2014 !

Incroyable mais vrai, Plastikman est de retour aux affaires !

Richie Hawtin à repris son projet le plus célèbre lors d'un live au musée Guggenheim de New York. Ce live a donc été enregistré novembre 2013, l'album live se nommera EX.

Ex sortira le 10 juin prochain en digital et en CD/Vinyl/Limited Edition le 14 juillet (évidement !).

EX tracklisting :

EXposed
EXtend
EXpand
EXtrude
EXplore
EXpire
EXhale


L'extrait ci dessous, annonce la couleur : c'est froid sombre et chirurgical ! Plastikman !



Un autre extrait du live show et sa conception :



Facebook: https://www.facebook.com/PlastikmanOfficial

Website: http://plastikman.com/

Twitter: https://twitter.com/PlastikmanLive
 
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Electronic Eye - Closed Circuit [RBADCD8 / Beyond 1994]


En 1994, Richard H. Kirk alias Electronic Eye sort ce double album, Closed Circuit.

Le son très "classique" de cet idm débridé représente parfaitement la techno/ambient/idm aventureuse du début des 90's.
Kirk développe une ambient/techno hybride totalement décomplexée. Très inspiré par la science fiction, les atmosphères sont plutôt psychédéliques et s'étalent sur de longs morceaux.

Avec patience Kirk construit ses montées en superposant les couches, l'ambient aquatique devient psychédélique, les synthés tourbillonnent, bien callés sur des rythmes tribaux très world music.

Aussi à l'aise dans l'ambient sci-fi aquatique que dans les épopées IDM/techno épiques, Kirk use ses machines jusqu'à l'os pour élargir au maximum sa palette de sons.

Un disque old school savoureux qui contient quelques moments de bravoure épiques (Bush Channel Stepper, Datacrime, Aquamarine Sheen, Electronic Sight).




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Electronic Eye - Closed Circuit [RBADCD8 / Beyond 1994]
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Soofle ‎- Nouveau EP [593150 / Fnac Music Dance Division 1993]


Je vous ai déjà parlé à maintes reprises de Ludovic Navarre, et bien voici encore un nouvel alias, Soofle, cette fois ci en duo avec Shazz.

How Do You Plead? est le morceau le plus connu, un classique deep house made in Chica... heu Paris. Ici on a le modèle de composition typique de Navarre : la boite à rythme puissante, une nappe superbe et magnétique, un synthé rythmique à la texture assez indéfinissable (voir à 3'40), des arrangements de folie accompagnés de percus colorées. Du bel ouvrage quoi.

Thrill est plus rythmé, là encore tout est mixé à la perfection, l'acid house aux grandes heures.

Happy Cycles, c'est une boite à rythmes et des synthés, notre duo rend hommage à la deep house élégante de Larry Heard. Le son est plutôt old school et un peu daté mais quel bonheur !

Away est plus feutré même si ça envoie du lourd.

Classic techno !



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Soofle ‎- Nouveau EP [593150 / Fnac Music Dance Division 1993]
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Esem ‎- Enveloped [foc364cd / deFocus 2002]


Esem sort son premier LP, Enveloped, en 2002. Période pendant laquelle l'idm entame un nouveau chapitre, celui de la deuxième vague de producteurs. Parmi eux Proem, Kettel, Arovane, Multiplex, Sense, Digitonal...

Enveloped résume bien l'idm très mélodique des années 90's en y ajoutant la touche plus moderne et digitale des 00's. C'est ici un parfait point d'entrée pour les néophytes du genre.

Esem écrit des mélodies simples et sublimées par les nappes mélancoliques et élégantes. L'originalité est ici dans la construction très précise et bien pensée des rythmiques et des arrangements. Attention ici il ne s'agit pas d'une démonstration technique austère. Esem préfère épurer au maximum ses compositions, les beats ne sont jamais envahissants ni trop complexes, l'espace sonore n'est pas bourré de cuts et de vrilles stridentes.

C'est un vrai plaisir de découvrir ces petites ritournelles digitales pleines de mélancolie. Esem compose sa musique en pensant d'abord à notre esprit. Presque cinématique, sa musique nous fait découvrir son monde futuriste remplit de cette poésie crépusculaire si intrigante.

Plus complexe qu'il n'y parait, Enveloped (il porte vraiment bien son nom) se laisse écouter sans difficulté. Sur cet opus tout le monde y trouvera son compte. Suffisamment touffu pour y desseller des moments de génie, le minimalisme de la mise en scène rend justice aux atmosphères savamment élaborées.

Un classique, à ranger entre Amber et Tides dans votre discog, il incarne parfaitement cette évolution du son idm au passage de l'an 2000.



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Esem ‎- Enveloped [foc364cd / deFocus 2002][flac]
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Woob ‎- Woob 1194 [em:t 1194 / 1994]

 Woob a sorti 1194 (son premier album), sur le fameux label em:t. Ce disque, est souvent considéré comme la meilleure sortie du label et est aujourd'hui tout en haut dans la hiérarchie des disques d'ambient.

Les percussions tribales qui ouvrent l'album m'entrainent doucement dans les forêts tropicales étouffantes de l'équateur, les chants mystiques d'un peuple isolé du monde s'élèvent. Je ferme les yeux. La forêt est sombre, la cime des arbres semble inatteignable et pourtant j’entends les oiseaux m'appeler. Les longues notes lancinantes aux accents orientaux me rappellent que je suis loin de chez moi.
Les yeux fermés, le casque sur les oreilles, je décroche...

Dans les rêves les événements s'enchainent mystérieusement, ainsi je me retrouve sur la banquise, enveloppé dans des nappes d'une pureté saisissante. Une percussion puissante et sombre semble m'amener vers une faille dans la glace, la lumière du soleil se reflète sur les parois, c'est beau et inquiétant à la fois.

L'air glacé dans mes poumons se réchauffe vite, je m'aperçois que mes pieds s'enfoncent déjà dans le sable brulant. L’écho des percussions orientales attire mon attention, l’Égypte antique m'ouvre ses portes délicatement, les nappes aériennes m'enveloppent et s'élèvent dans ce désert parsemé de pyramides millénaires.

Les brumes dans lesquelles je suis perdu depuis plus d'une heure se dissipent, un grondement plane, j’entends des grognements rauques, le son semble filtré à travers le glace, suis-je prisonnier sous la banquise ?
J'ouvre les yeux, tout va bien, les images restent pendant un long moment dans les méandres de mon esprit. Là où les rêves sont oubliés quelques instants après, ici je me souviens, et c'est tant mieux. Le voyage que je viens de faire était intense et mystérieux, les contrés visitées semblaient hors du temps.

Woob à su créer une musique mystique presque irréelle, et pourtant elle regorge de samples enregistrés aux quatre coins de la planète. Il a imaginé des mondes sonores complets et sans frontières. Je viens de prendre une claque monumentale, jamais j'avais écouté d'album ambient aussi jusqu'au-boutiste.
La technique utilisée est bluffante, les arrangements sont très cinématographiques et la composition touche la corde sensible à de nombres reprises. Le mastering est incroyable et la spatialisation 3d est ultra précise grâce au système Roland Sound Space 3D (qui soit dit en passant doit être un travail particulièrement long et fastidieux !) . La sensation d'immersion est décuplée, j'avais l'impression de vivre le voyage de l'intérieur c'est dingue !
L'écoute au casque (de bonne qualité) est primordiale.

Une expérience formidable !




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Woob ‎- Woob 1194 [em:t 1194 / 1994]
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Xoki & Hieronymus - Technicolor [ECd-SP06 / ZeECc, ‎2012 ]



Om
Quand je ne sais plus trop quoi écouter comme musique, tout en cherchant encore quelque chose qui pulse doucement pour continuer de travailler en rythme, qui soit bien mental dans le sens où mon mental se vide par excès d'hypnotique, mais autorisant ce que je fais sans l'encombrer du son que j'écoute, je retombe invariablement sur du (bon) Dub Techno.
Mais attention, pas la version Dub Techno qui lorgne trop sur l'ambient, trop cotonneuse et lénifiante et souvent ennuyeuse par répétition d'une formule sans âme. J'aime revenir à la source même du genre, celle née sous la férule de Basic Channel, à Berlin, dans les années 90. Outre que je peux pour m'assouvir toujours piocher fébrilement dans ma collection de Rod Modell (Deepchord), l'excellentissime Pape du genre, qui l'a néanmoins digéré et se l'est approprié magistralement, j'ai quelques bonne pioches qui sont plus proches encore du son original que j'aime tant!

A savoir, quand il y a DUB + TECHNO, que le Dub soit dénué (de trop) d'influence rasta et que la Techno soit bien représentée par son beat. Bref, le Dub Techno blanc, berlinois, urbain, voir industriel et d'une certaine façon profondément puissant et artistiquement encore novateur par son abstraction sonique. 

Sorti du stock limité des disques de l'époque, il est dur de trouver des perles modernes poursuivant fidèlement l'esprit de l'époque, notamment celui des M series...
Mais la loi d'attraction fait que ce que l'on désire et aime vienne à nous… Et parmi d'autres à prochainement poster, voici un disque qui ravit à chaque fois mes oreilles. Me donnant
systématiquement l'impression de cette ambiance de club berlinois enfumé et massif par ses assourdissantes grosses basses 'n' kicks…

Xoki et Hieronymus - technicolor est cet ersatz de Graal qui résume les lignes d'avant, ayant pour cet album, encapsulé l'Esprit Basic Channel/Maurizo dans un CD. 
Sur le (disparu?) génial label français ZeECc en 2012, voila de quoi ravir ceux qui en veulent encore…

1 A Town In Kolor 6:35
2 Golden Dragon 7:44
3 Lion Den 7:28
4 Stray Dog 6:35
5 Sleepwalker 6:27
6 Kula 7:58
7 Smugglers Dub 6:41
8 Shuriken 8:09
9 Fake Goods 6:56


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the Green Kingdom - Dustloops: Memory Fragments [SEM 019 / SEM Label 2013]


 
Om

Je ne suis ni fan du netlabel français SEM et de sa musique, ni même de the Green Kingdom dont l'electronica un peu glitch me laisse plutôt froid, voir m'ennuie. Mais quelle surprise que ce dernier album teinté d'intelligent Dub Techno. Un beat tout feutré (parfois) en arrière plan, sur le son classieux et subtil de l'artiste, qui développe sa vision musicale depuis déjà de longues années. Quelques élans mystiques qui percent au détour d'un track, une interlude acoustique, des voix Burialesques… Et d'un seul coup, je trouve que la synthèse vient de prendre un tour magistralement intéressant! Ca ferait presque penser à Mind over Midi, l'excellent et tout aussi subtil artiste norvégien, mais quand il n'est pas perdu sur la banquise d'un son spectral étiré dans les brûmes de l'extrême nord.

Ici, l'album de the Green Kingdom me fait plutôt penser à la délicate vibration du printemps qui éclôt. Rien de pétillant non plus au point d'entendre le gazouilli d'un rossignol, mais l'impression d'une légère chaleur qui infuse cette belle ambiance d'un soir de Mai encore légèrement frais… 
Vraiment un bel album de maturité si je devais pécher par un cliché… et une des perles achetée cette année passée.


    1.    dust_rds        3:48
    2.    green being        5:03
    3.    Rustloop        1:38
    4.    On Golden Swamp        3:19
    5.    Seebreeze        3:00
    6.    Undrwtr        4:51
    7.    Film Day        2:20
    8.    ambin5        5:47
    9.    dustloop4        3:43
    10.   ban_she        5:34
    11.  dustloop2        2:19
    12.  Night Clatter    5:16
    13.  Herrloop        2:11 

 the Green Kingdom - Dustloops: Memory Fragments [SEM 019 / SEM Label 2013]
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17.12.13 0 commentaires

Susumu Yokota ‎– Symbol [lcd45 / Lo Recordings 2005]


 L'artisan infatigable Susumu Yokoa sortait en 2005 un concept album plutôt couillu. Le genre de projet que lui seul pouvait mener jusqu'à son terme en prenant soin d'y apposer l'étiquette chef d'œuvre au dos.

Voici le projet : Symbol
Objectif : sampler les grandes œuvres classiques pour les intégrer dans des compositions ambient
Matière première : Debussy, Ravel, Tchaikovsky, Cage...

Les douces envolées de violons et de pianos sont habillement intégrées dans des textures ambient cristallines. Les rythmes électroniques se font discrets et donnent une lecture totalement différente des morceaux originaux.
Les réinterprétations sont franchement bluffantes, ya pas à dire le japonnais à une imagination débordante !

Le soin particulier apporté au mixage/mastering rend la musique très vivante, on se croirait au milieu d'un orchestre philharmonique, c'est très prenant.
Mention spécial à Traveler in Wonderland, l'exemple parfait du talent de composition de Yokota. La spatialisation et la largeur de la palette de sons est remarquable. Sans dénaturer le sample original il réinvente la musique et compose un morceau épique très cinématographique.


Les textures ambient sont irréelles, souvent couplées à des samples de voix magnifiques, quand les violons entrent en scène c'est juste majestueux ( Long Long Silk Bridge / Music From The Lake Surface).

En fait c'est tellement bien fait qu'on finit par penser qu'il a tout composé, il incorpore comme à son habitude des éléments médiévaux et orientaux. Tout ces éléments du passé sont vraiment mystérieux. Yokota aurait-il déterré d'un temple secret des partitions bizarres et hybrides venues d'un autre temps...

Un disque court, remplit d'idées en tout genre, ça plaira pas à tout le monde, moi je trouve ça super bien vu et plutôt osé. L'essai est transformé haut la main.




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Susumu Yokota ‎– Symbol [lcd45 / Lo Recordings 2005]
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10.11.13 0 commentaires

Nightmares On Wax Boiler Room DJ Set

Nightmares On Wax vient de sortir son nouvel album, Feelin Good, c'est toujours très chill-out et super bien produit. Dommage qu'il n'ait pas prit plus de risques mais quand c'est bon ya pas de raison de changer.

Bref, notre gars à fait un DJ Set dans la fameuse Boiler Room exactement dans l'esprit de l'album (il y a dissimulé quelques morceaux de l'album). Il pioche dans sa collection des pépites au groove imparable, pour ma part je ne connaissais que quelques morceaux, le reste m'a tué sur place. Il mixe le tout en gardant cette atmosphère chaude et enfumée typique de ses albums studio.

NOW a toujours mixé, plus qu'un musicien de studio, c'est un véritable Dj, depuis près de 25 ans ! Cette expérience il s'en sert avec intelligence, il a un talent fou quand il s'agit de construire un mix cohérent qui garde un état d'esprit de totale liberté de bout en bout. Sa sélection est parfaite !

Un mix chill-out absolument ébouriffant qui touche à la perfection, c'est là qu'on peut vraiment parler de l'art du mixage. La tracklist est extravagante et d'un éclectisme remarquable, j'achèterais les yeux fermés tout les morceaux mixés ici si seulement je pouvais trouver la tracklist sur le web...



Nightmares On Wax Boiler Room DJ Set (320 kbps)
10.10.13 0 commentaires

Kettel & Secede ‎- When Can [SO 013 / Sending Orbs 2012]


La collaboration entre Kettel et Secede est tout sauf surprenante, les amateurs d'idm se réjouissent toujours de voir des collabs fraternelles de ce genre.

Les deux cracks de l'idm/ambient sont donc réunies sur cet album, When Can.

Je vais pas y allez pas quatre chemins, When Can est donc sans surprise une orgie de mélodie suaves, d'atmosphères singulières et de bleeps en tout genre débordant d'amour. Un album d''ambient plus qu'idm, total et sans limite, qui met un point d'honneur à nous faire rêver sur des mélodies omniprésentes.

L'ambiance générale est plutôt atypique, entre orfèvrerie romanesque (violons et grandes envolées lyriques) et délires digitaux planants. Tout est très organique, l'acoustique est ici intiment attaché au numérique. Kettel et Secede connaissent leur sujet et sont capables de toutes les sonorités, tant mieux pour nous.

L'univers sonore créé par le duo est franchement étonnant, ils ont choisi d'utiliser des sons surprenants qui donnent cette impression de voyage dans le temps et l'espace. Le moyen âge, l'orient, la nature, l'enfance... tout un tas de références nous projettent mentalement dans un monde bizarre et terriblement attirant.

La complexité des tableaux créés passe quasi inaperçue grâce au travail hors du commun qui a été fait sur les mélodies. Elles sont le point central du disque, sensibles et amples à la fois. C'est l'arbre qui cache la forêt, il suffit de tendre l'oreille plus attentivement pour découvrir tout les détails des arrangements, c'est intelligent et superbement bien vu.

Résolument ambient, When Can est un album calme et reposant. Certains trouverons la simplicité des mélodies un peu trop bon enfant, un Disney sous acide, d'autres un voyage hypnotique à la Kubrick où chaque écoute dévoile une nouvelle facette de l'œuvre.



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Kettel & Secede ‎- When Can [SO 013 / Sending Orbs 2012]
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