YO3 ‎– Bitter Sweet [GPRCD05 / GPR 1994]

samedi 8 juin 2013


 Bitter Sweet est un album confidentiel, une rareté que je cherchais depuis des années, juste pour le défit ^^

Derrière YO3 ce cache Beaumont Hannant, acteur légendaire de l'idm du début des 90's, aujourd'hui retourné dans l'anonymat. J'ai donc retrouvé sa trace dans les méandres du deep web, c'est vraiment un truc incroyable de déterrer un album sortit dans le quasi anonymat il y a 20 ans. Autant vous le dire j'étais plus que fébrile quand j'ai lancé la lecture la première fois (^_^).

Bitter Sweet n'est sans doute pas son meilleur album, mais restera un graal convoité par les collectionneurs du gars.

On y retrouve sa pate : des nappes, des bleeps, et un beat techno. Cependant il varie bien plus les genres, un coup il balance une techno/rave made in 90's (YO303) et le track suivant il revisite les rythmiques et mélodies initiées par LFO (Aqute).

Le titre éponyme, Bitter Sweet est vraiment cool, il insert une guitare dans ce track entre pop expérimentale et IDM mélodique à la Texturology. Le genre de morceau qu'il a produit avec Lida Husik et qu'il exploitera encore plus par la suite sous un autre pseudo, Outcast (promis je vous le posterais aussi d'ici peu).

Je retiendrais aussi Aberoo, une ballade ambient, qui là encore rappelle fortement Texturology. Un jeu de nappes superbes qui mise tout sur les harmonies créés par ces notes qui s'enroulent les unes sur les autres. Un des meilleurs morceaux de Beaumont !

Bitter Sweet s'avère plutôt inconstant, Beaumont Hannant semble chercher une direction, il essaie des choses, certains passages sont excellents et superbement produits, tandis que d'autres sont hésitants et dispensables. Un disque pour les collectionneurs donc. 




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YO3 ‎– Bitter Sweet [GPRCD05 / GPR 1994]
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Futur Beat Alliance - Disconneted [21dsr/fba-cd1 / Delsin 2001]

jeudi 16 mai 2013





                                                                     Om
A mon avis, une pépite de son Techno US/Détroit tendance Planet E & Co. L'album est véritablement représentatif de cette belle veine synthétique et innovatrice que les artistes américains ont pu générer alors. De quelques atours abstract/néo-jazz à des contours plus technoïd-moody voir électronica, Matthew Puffett composa un album qui reste vraiment une référence dans le genre, malheureusement trop méconnue. Mon coup de cœur va pour le track 4 "Almost Human" pour sa beauté digitale et mélancolique. Comme une lettre d'amour écrite par un cyborg à son âme sœur perdue dans un océan de bits...
J'aime tellement que je l'ai mis en FLAC. Enjoy
    1.    Numerical Noise    5:48
    2.    Sweet    5:02
    3.    Highs and Lows    5:34
    4.    Almost Human    5:08
    5.    Void    5:51
    6.    Back Stroke    5:37
    7.    Until Tomorrow    6:51
    8.    Launch and Travel    6:32
    9.    Audio Photo    6:08
    10.    Cyberactive    5:37

Futur Beat Alliance - Disconneted [21dsr/fba-cd1 / Delsin 2001]

Afro Latin Vintage Orchestra ‎– Last Odyssey [URCD303 / Ubiquity Records]

jeudi 9 mai 2013


Masta Conga & his new Afro Latin Vintage Orchestra present Last Odyssey !
Avec une présentation aussi épique inutile de vous dire que ce n’est pas un disque d’idm que je vous présente là !

Cette formation française à géométrie variable à réunie une dizaine de ses membres pour enregistrer ce disque.

Ce jazz-funk boosté aux hormones met le paquet et pioche dans toutes les musiques du monde, l’afro, le jazz, le hiphop, l’orientale. Bref ya à de quoi faire !
La structure des morceaux est libérée des codes du jazz, il y a des silences et des breaks qui rappel la musique de film. Il y a a des montées hallucinantes, une véritable orgie de groove et de funk à coup de contrebasse, cuivres, claviers, percussions…

Le très jazzy Onze de France est un régal, hyper bien construit les cuivres font péter la baraque !

Gibbons Dub emprunte les sons chauds made in Africa et revisite l’Afro et le dub superbement.
Requiem pour un Grooveur ce veux plus jazz, toujours avec ces percus très présentes.

La partie batterie+percus est hyper travaillée, les rythmiques trop attendues ont été bannies, la volonté du groupe de faire une musique différente apporte une puissante irréelle au groove.
L’exemple parfait est Dimension 7 qui rebondi d’instrument en instrument, ça balance dans tout les sens, guitare, saxos, flute, violons. Une sorte de battle géante psychédélique !

Le disque à été enregistré d’une manière particulière. Masta Conga, le chef de file, à d’abord enregistré les percus, puis ses compères sont passés les uns après les autres en studio pour enregistrer leurs instruments. Un procédé fastidieux et long, certes moins dans l’esprit live du jazz mais qui a permit de décupler la créativité.
Les morceaux ne vont jamais là où on s’y attend parce que les musiciens eux-mêmes ne savaient pas dans quelle direction ils allaient partir au moment de jouer leur partie sur la base rythmique enregistrée en premier.

Pas forcément très facile au début, Last Odyssey se dévoile au fil des écoutes, l’attention particulière des arrangements rend le disque inépuisable.

Un groove qui réveillerait les morts, vous allez passer tout l’été avec ce Last Odyssey, c’est une certitude.



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Afro Latin Vintage Orchestra ‎– Last Odyssey [URCD303 / Ubiquity Records]
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Stewart Walker ‎- Stabiles [FIM-1-034 / Force Inc. Music Works 1999]

mercredi 8 mai 2013


Stewart Walker a sortit Stabiles en 1999, période faste du légendaire Plastikman. Car oui, il s'agit ici de techno froide et mentale.

Stabiles se démarque tout de même du travail de Hawtin. L'idée de départ : simplifier la techno en utilisant quelques boucles de percussions et laisser interagir les éléments jusqu'à créer une spirale sonore hypnotique.

Alors évidement Walker exploite à fond le concept du minimalisme presque expérimental. Les rythmes sont d'une précision incroyable, les sons s'ajoutent au fur et à mesure et s'entrechoquent. Tout à coup on se laisse prendre dans ce balai hyper contrôlé qui semble nous hypnotiser. Je n’arrive pas à m'expliquer le fait que je sois totalement scotché par ce disque qui est pourtant composé pour l’essentiel de percussions en tout genre et de mélodies rachitiques. Sans doute est ce dû à cet air malsain et glacial qui règne sur ce disque.

Il y a ce côté organique qui renforce la sensation de froid presque palpable. Rien de violent ni de très rapide ici, tout est dans le détail. Walker déborde d’imagination, il imagine et conçoit ses morceaux comme de véritables voyages dans les confins d’un monde privée de lumière.

Alors oui je ne suis pas dupe, les artifices utilisés par Walker pour faire de sa musique une expérience en 3D sont diablement ingénieux. Il met de l'écho sur un claquement sinistre et sec pour le rendre glissant, il se sert des interstices silencieux pour insérer un nouvel élément ni vu ni connu. Il jongle avec tous ces sons mécaniques pour créer un espace multidirectionnel sans véritable angles/bords/coins.

Le parallèle avec Plastikman est inévitable, l'approche plus ciselée et épurée de Walker permet d'écouter cette minimal techno avec un angle encore différent. Sortit avant la grande vague minimale qui suivra par la suite au début des 00’s, Stabiles est passionnant et hors du temps.



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Stewart Walker ‎– Stabiles [FIM-1-034 / Force Inc. Music Works 1999]
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