30.3.09 0 commentaires

The Cinematic Orchestra - Live at the Royal Albert Hall [ZENCD 141 / Ninja Tune 2008]

Après le succès de leur dernier album, Ma Fleur, l'ensemble est donc partit en tournée distiller les pépites downtempo jazzy que tout les passionnés de trip hop et de jazz n'auront pas manqué d'écouter. L'apothéose de cette tournée est sans nul doute ce live au mythique Royal Albert Hall à Londres.

Devant les 4000 spectateurs, The Cinematic à fait les chose en grand, en effet le groupe est accompagné de près de 40 musiciens !

Les envolées mélodiques sont terriblement entrainantes et prennent une autre dimension, les arrangements live sont époustouflant et apportent encore plus de puissance aux morceaux.

Le All That You Give, l'un des morceau phare du groupe, fait frissonner de plaisir avec son groove délicat et ses violons puissants.
A noté aussi, une étonnante et très réussie version du fameux To Build A Home, totalement réarrangé, qui montre l'étendu du talent du groupe à créer des ambiances downtempo/pop mélancoliques .
Autre grand moment, le titre Ode to The Big Sea, longue épopée de 14 minutes pendant laquelle la formation se lâche dans des improvisations jazz pur et dur intégrant aussi des expérimentations sonores typique de The Cinematic Orchestra. Le jeu de batterie est subtile et que dire du final magistral amené d'une manière originale et ingénue. Incroyable !

Peu de groupe sont capable de tel live, à vrai dire, le Trip Hop n'a connu selon moi qu'un seul autre album live d'une telle intensité, le Roseland NYC Live de Portishead et c'était il a plus de 10 ans...

The Cinematic Orchestra - All That You Give


Acheter l'album

The Cinematic Orchestra - Live at the Royal Albert Hall [ZENCD 141 / Ninja Tune 2008]
24.3.09 0 commentaires

Eluvium - Talk Amongst The Trees [TRR 78 / Temporary Residence Limited 2005]



En tant que petit dernier sur ce blog, j'aimerai vous faire découvrir à travers ma première chronique, le monde magnifique de Matthew Robert Cooper alias Eluvium, maître de l'ambient.

En effet, on a à faire ici à un album très aérien, progressif, qui nous laisse en suspens durant ses 52 minutes. Un album qui nous fait voyager à travers des nappes de brumes hypnotiques et qui nous donne parfois l'impression de flotter et de prendre assisse sur un nuage en contemplant avec admiration le reste du monde... Il Suffit de regarder le premier titre de l'album pour se rendre compte de la démarche prônée par l'artiste ; sous-entendu, faire "planer" ses auditeurs :)

Une douce mélancolie s'échappe également de certains titres comme "Show Us Our Homes" ou "Everything To Come", c'est beau.

Mais Eluvium pousse encore plus loin, lorsque s'ouvre "Taken", une plage ambient/drone de presque 17 minutes, qui vous laissera un souvenir mémorable. Votre esprit voyage véritablement et l'on voit toute sa vie défiler... Je n'en dis pas plus, à vous de faire votre propre expérience :)

L'on sent également le côté minimaliste de Matthew Robert Cooper qui était déjà omniprésent sur "Lambent Material" et qui montre une face de l'artiste qui privilégie les émotions avant tout, et c'est ce qui fait tout son charme.

En globalité, après un "Lambent Materiel" plus qu'élogieux, et à découvrir également ici, Talk Amongst The Trees se révèle être un des plus gros chef d'oeuvre de l'ambient moderne et je le conseille plus que vivement à tous les errants des paysages sonores qui souhaitent élargir leur domaine de rêves.

Acheter l'album

Eluvium - Taken


Eluvium - Talk Amongst The Trees [TRR 78 / Temporary Residence Limited 2005]
23.3.09 6 commentaires

Aphex Twin - Selected Ambient Works 85-92 [AMB 3922 CD / Apollo 1992]

En 1992, Aphex Twin est alors inconnu, excepté pour les raveurs anglais habitués aux sets plutôt hardcore de Richard depuis la fin des années 80. Justement, en marge des ses morceaux 'rave/hardcore/techno/acid' comme Digeridoo (morceau dévastateur entré le panthéon de la techno) ou Isopropanol, Aphex se tourna vers une musique plus dubby et ambient.

Ainsi ce Selected Ambient Works n'est pas vraiment un album Ambient à proprement parlé, je dirais plus de l'Ambient Techno. Aucun album de ne sonne comme celui là, mélange de techno, drums, ambient, house...

L'album s'ouvre sur Xtal et sa techno relax, ses nappes ambient et sa structure parfois plus pop que techno. Un chef d'oeuvre envoutant et hypnotique.
Aphex fidèle à ses premières amours pour l'acid et la techno nous balance aussi quelques pépites sombres et habitées comme sur Schottkey 7th Path ou Hedphelym.

On ne manquera pas non plus le mythique We are the music makers, morceau d'electronica lorgnant sur la house, fascinant.

Les morceaux de l'album sont tous d'une déconcertante simplicité, c'est peut être de là que vient cette émotion primaire qui émane de l'album et plus généralement de la musique d'Aphex Twin.
Ont peu aussi faire la parallèle entre cet album et les albums suivants qui seront bien plus expérimentaux et qui pourtant garderont cette fraicheur et cette sensibilité, parfois étrange et dérangeante.

L'album plonge l'auditeur dans le monde merveilleux d'Aphex Twin, plus calme qu'a l'accoutumée mais qui reprend toutes les grandes lignes qu'Aphex dessinera dans ses albums suivant.

Aphex Twin - Heliosphan


Aphex Twin - Selected Ambient Works 85-92 [AMB 3922 CD / Apollo 1992]
21.3.09 5 commentaires

VA - Artificial Intelligence II (2xCD Limited Edition) [WARP CD 23 LTD / Warp 1994]

La série Artificial Intelligence se clôture sur ce huitième album, ici il s'agit d'une compilation comme pour le premier, la boucle est bouclée.

Je vous propose ici une rareté, l'edition limité en deux cds de la compilation Artificial Intelligence II.

Cette deuxième compilation est plus downtempo et electronica que la première, on y retrouve Autechre, Speedy J, Polygon Window, Kenny Larkin, Bola, Seefeel, HIA...

Cette édition limité incluant des inédits de Bola (Darrel Fitton), Polygon Window ou Kenny Larkin est très bien arrangée, les morceaux foment une cohérence et une conduite générale qui envoute littéralement l'auditeur.

Les plus beaux morceaux d'IDM sont bels et bien sur cette compile, tous parfaitment maitrisés et distribués par les pionniers du genre, Autechre, HIA ou Hannant...
Seefeel signe un des ses plus beau morceau avec Spangle, long morceau hypnotique et dramatique. Le côté plus techno, typique de la première compilation, est toujours là avec Balil et Kenny Larkin qui distillent ici une techno épique et rêveuse.

Warp Records au fil des huit albums de la série des AI (tous devenus des classiques absolus), à sut développer un son nouveau et une nouvelle manière d'aborder la musique électronique, la techno peut être cérébrale et mentale, cette dernière compile le prouve et impose le son IDM made in Warp à la planète entière.
Grâce à sa vision innovante et à une liberté totale laissé aux artistes, le label à participé à l'émancipation de la techno, l'audace des ses dirigeant et des artistes à été salutaire.

VA - Artificial Intelligence II (2xCD Limited Edition) [WARP CD 23 LTD / Warp 1994]
17.3.09 1 commentaires

Autechre - Incunabula [WARP CD17 / Warp Records 1993]

La série des Artificial Intelligence touche à sa fin, voici l'avant dernier volet : Incunabula.

Autechre signe ici son premier album, et quel album ! Un disque qui définit parfaitement toutes les facettes de l'IDM et qui marque une révolution dans le monde de la musique électronique.
Les morceaux du duo sont fluides et mélodiques, plus répétitifs que dans les albums qui suivront. On retrouve les nappes si chère à l'IDM, les morceaux sont bien construit et évoluent naturellement, on ne s'ensuit pas une seconde.

Ce premier album d'Autechre pose les bases du son d'Autechre, on y retrouve une foule de textures et de structures aussi, qui seront par la suite approfondie par le groupe dans leurs albums suivants. Ainsi, Windwind aurait très bien pu figuré sur Amber, une plage d'ambient hypnotique avec une évolution parfaitement maitrisé. Sans parlé du fabuleux Basscadet avec sa rythmique entrainante dont j'ai déjà fait la chronique.

Un incontournable, parfait pour mettre un pied dans l'IDM sans être lâché dès le début.

Le clip de Basscadet réalisé par Jess Scott Hutenr en 1993 :


Acheter l'album

Autechre - Incunabula [WARP CD17 / Warp Records 1993]
15.3.09 1 commentaires

Frog Pocket - Gonglot [ZIQ097CD / Planet Mu 2005]


Frog Pocket entre par la grande porte avec Gonglot, sortit sur Planet Mu.

Notre homme est écossait et aime l'IDM...
voilà comment résumé la situation...
Tout l'album regorge de sons traditionnels qui rappel la musique celtique. Les mélodies sont fines et plutôt ingénues.

Le plus frappant sur cet album c'est le travail sur les beats, juste incroyable. Les breaks, claps, snares appelez ça comme vous voulez sont omniprésents, les sons sortent de nul part et vous balancent un amas de beats déconstruit comme jamais j'en avait entendu.

Beaucoup disent que Frog Pocket se rapproche d'Aphex, pour ma part je trouve son travail sur les rythmiques et surtout le mixage des morceaux mélodie/beats bien plus complexes et fines que la musique d'Aphex. Un concerto pour drum machine !

Les ballades sont magnifiques et contrastent bien avec les tracks plus enlevés sur lesquels Frog Pocket balance la sauce.

Pas le genre d'album à mettre entre toutes les mains, les oreilles averties vont adorer.
Pour les autres, avec un peu de concentration cet album ce révèle sans trop de difficulté, la foule de détails permet de découvrir à chaque écoute de nouvelles facettes du disque.

Acheter l'album

Frog Pocket - Gonglot [ZIQ097CD / Planet Mu 2005]
11.3.09 0 commentaires

Naono - Slope Difting (VMD-03 / Vibrant 2002)


OM

Pour continuer les découvertes du label Vibrant Music, voici l'unique album de Naono : slope drifting. Discographie ultraréduite -au moins sous ce nom- pour ce jeune grec. Au menu, électronica,ambient, expérimental... C'est tour à tour intimiste, barré (mais pas trop), mélancolique (mais version abstraite)... sans jamais prendre la tête. Ca pourrait ressembler à une bande son pointue pour une galerie branchouille d'art contemporain? En tout cas, c'est bien fait et en le réécoutant après plusieurs années pour faire cette petite chronique, j'ai toujours autant aimé le concept. Un signe...

1 Ablls (3:41)
2 Amer (6:44)
3 Desap (6:32)
4 Questive (4:32)
5 Refill (2:20)
6 Late (3:32)
7 Isaidbee (2:18)
8 Through (4:53)
9 Pazzar Looks (2:21)
10 Ne Ol (2:38)
11 Amayement (3:19)
12 Parcet (3:45)
13 Ginx (1:57)
14 Spon (3:59)

Pour en savoir plus et Acheter l'album

Naono - Slope Difting (VMD-03 / Vibrant 2002)
10.3.09 3 commentaires

Robert Hood - Internal Empire [Tresor 27 / Tresor 1994]

On connait tous Plastikman, M_nus ou Ellen Allien...on sait également que leur musique s'apparente à un genre souvent décrié : la minimal techno.

Cette musique mécanique qui mise tout sur le côté hypnotique des ses rythmes pour emporter l'auditeur, est en faite un prolongement de la techno de Détroit.
Robert Hood connu pour avoir créé Underground Resistance, à toujours été attiré par une techno plus dure et sombre que ce qui sortait à Détroit à cette époque (fin des 80's début des 90's). Rob sentait qu'il pouvait créer une musique nouvelle, plus cérébrale et primitive encore que la techno originelle, il quitta donc UR en 92 pour se consacrer à sa carrière solo et monter son propre label M-Plant.

Il sortit ses premiers Eps puis son premier album, Internal Empire. Pas manqué, personne n'avait jamais entendu une telle musique. Sa techno est dure et puissante, revendicatrice. Les mélodies sont véloces et basées sur des sons très courts, d'infimes changements s'installent au fil des minutes pour créer une structure hypnotique. Les nappes sont épaisses et imposantes. Mais sa musique n'est pas froide comme peuvent l'être les dernières sorties sur M_nus qui ont tendance à se contenter du minimum syndical...
Ainsi la minimal techno apparue avec cet album, le terme ne fut utilisé qu'a la sortie de son second album, Minimal Nation...tout un programme.

Peut de styles musicaux sont sortient de terre par le fait d'un seul homme, or ici pas de doute possible, Rob' Hood à créé un son nouveau et a changé la planète techno pour toujours, créant une pléiade d'émules (Richie Hawtin, Maurizio, Monolake, Ricardo Villalobos...) notamment en Allemagne déjà très ouverte sur ce qui ce faisait à Détroit .

Internal Empire est totalement différent de la minimal d'aujourd'hui qui à sut évoluée avec le temps. Mais hélas j'ai bel et bien l'impression que l'esprit initial, celui d'une musique underground luttant contre le système et l'empire du capitalisme à aujourd'hui disparu.

Robert Hood - Internal Empire [Tresor 27 / Tresor 1994]
9.3.09 1 commentaires

Redshape - Misc Usage EP [59 dsr/rds2 / Delsin 2006]


2006, ce n'est que le deuxième EP de Redshape, l'homme au masque rouge qui fait de la techno qui tue tout, et déjà la qualité est là. Trois morceaux ouvertement orientés dancefloor mais en même temps (incroyable !) écoutable aussi chez soi. Bien sûr on pourra relever les similitudes avec Carl Craig, ce serait facile et surtout ce serait nier l'évidente force des morceaux du bonhomme. Donc du Detroit, du Detroit à fond les ballons, avec de belles lignes de basses et des patterns de synthés qui tâchent, et le tout tourne évidemment admirablement bien.

La qualité est volontairement basse (192kbps) pour vous obliger à l'acheter, parce que ce mec là, il faut supporter ses releases, et qu'elles sont faciles à obtenir, que ça soit en vinyl ou même en digital download. End of transmission.

Acheter l'album

Redshape - Misc Usage EP [59 dsr/rds2 / Delsin 2006]
9.3.09 0 commentaires

Speedy J - Ginger [WARP CD14 / Warp Records 1993]

Artificial Intelligence Series : Volume 6

Après avoir sortit une série d'Eps sur Plus 8 Records (créé par Richie Hawtin et John Acquaviva) Jochem Paap fut repéré par Warp en 93 et lui proposa de signé son album dans le cadre du projet Artificial Intelligence. C'est ainsi que Speedy J après avoir sortit des productions plutôt techno se plongea dans un versants plus ambient.

Speedy J allient parfaitement techno et ambient, créant une electronica plutôt facile d'accès et mélodique. A l'image de R2 D2, une techno voluptueuse et enivrante, des envolées psychédéliques et un rythme envoutant.

Pour ma part je trouve que cet album n'a pas très bien vieillit, même si je l'aime beaucoup. Les sons et textures sont peu être un peu trop simplistes à mon goût. Je met ça sur le compte du manque d'expérience, Speedy J a par la suite pondu des albums intemporels qui resterons à jamais dans le panthéon de l'IDM (Public Energy et A Shocking Hobby notamment...).

P.S : ici c'est la version américaine de l'album, distribué par Plus 8 et incluant un titre supplémentaire, Spikkels.

Acheter l'album

Speedy J - Ginger [WARP CD14 / Warp Records 1993]
8.3.09 1 commentaires

Wisp - Selected Ambient Works II: Reworked [TAVRMX01/ TavCOM Records 2004 ]

Wisp a revu certaines pistes de Selected Ambient Works II.
Est ce un signe prémonitoire ? Son dernier EP est sortit sur Rephlex et son prochain album est prévu pour bientôt...RDJ a visiblement apprécié son travail.

L'EP ouvre sur Cliffs (1043 Mix) avec des nappes légèrement granuleuses, on sent que le travail de RDJ est bien présent. Le rythme accélère puis ralenti pour Rhubarb (1159 Mix) où il désire s'imposer, étouffer par nappes lourdes et profondes.
La troisième piste Z Twing (6040 Mix) démarre au quart de tour pour de nouveau laisser place à des nappes afin de mieux préparer le terrain a l'ultime titre, Lichen (1136 Mix) avec ses montagnes Russes auditives.

Wisp a réussi un coup de maitre en apportant sa touche personnelle avec ses montées en puissance et sa Drill & Bass, le tout sans dénaturer l'esprit originel.

La qualité du mp3 est pas géniale, j'essaierais de le reposter si je trouve mieux.

Wisp - Selected Ambient Works II: Reworked [TAVRMX01/ TavCOM Records 2004 ]
5.3.09 0 commentaires

Silex - Stark [VM-003 / Vibrant Music 2001]


Dans la lignée du post de Shivatronic, voici le second et dernier disque de la discographie de Konstantinos Soublis sous le pseudo Silex.

Au même titre que l'album, cet EP est assez géant, commençant bien, pour continuer excellent et finissant grandiose. La face A comprend "Stark", le morceau titre, une jolie digression dubby avec une rythmique liquide, le genre qui glisse entre les doigts, qui fait (un peu) penser à ses précédents travaux sur Chain Reaction. Construit sur une hihat lourdement "flangerisée", le morceau s'étale langoureusement sur 11 bonnes minutes, juste le temps pour nous paumer dans les reverbs.

La face B s'ouvre sur "Hybrid", un morceau quasi-exclusivement rythmique, et quelle rythmique ! Dans le même ordre d'idée, un morceau qui peut aisément faire perdre la notion du temps, appuyé par de subtiles variations, et qui rappelle certaines productions du label DIN (quoi vous ne connaissez pas ? vais vous en mettre, ne vous inquiétez pas). Et le vinyl se termine par le meilleur : le morceau ambient du disque. Il suffit d'écouter l'album "Spaces" pour se convaincre que Fluxion n'est pas un manchot en ce qui concerne l'ambient, et là ça se ressent particulièrement : le morceau n'est pas très long, mais construit très intelligemment, reposant sur une superbe nappe mélancholique à souhait, et soutenu par une ... rythmique (on peut pas vraiment appeler ça comme ça mais bon, je vous laisse juge, nommez ça comme vous voulez, même "respiration de machine" si ça vous tente). Magnifique, vraiment.

Et rien que pour "Sphere", ça vaut le prix qu'on y met. D'ailleurs l'achcat est vivement recommandé, surtout que l'EP en lui même n'est pas rare du tout, on le trouve aisément en mint sur Discogs à une poignée de brouzoufs (comptez maximum 10 euros quoi). Un maître achat.

Acheter l'album (ou alors sur Hard Wax)

Silex - Stark [VM-003 / Vibrant Music 2001]
4.3.09 0 commentaires

Mira Calix - One On One [WARP CD 73 / Warp Records 2000]

Mira Calix a d’abord travaillée chez Warp avant d’elle-même y signer ses albums. Inutile donc de préciser son amour pour les musiques cérébrales et expérimentales.

Elle revisite ainsi l’electronica s’inspirant sans limites d’Aphex, Autechre, Biosphere

Oui mais voilà, la jeune femme insuffle à sa musique des arrangements incongrus et surprenant, les mélodies au piano sont fragiles, les sonorités explorées sont méconnaissables, ont est proche d’une musique bruitiste.
Mira Calix aime aussi énormément les musiques contemporaines et le classique. Elle compose donc ses morceaux comme des concertos pour machines.
Sa musique témoigne de son hyper sensibilité, elle attache beaucoup d’importance aux mélodies qui donne ce côté 'comptine' aux morceaux pourtant parfois d’une complexité déconcertante. L’album est froid mais pas déprimant.

Mira Calix à une vision très singulière de la composition électronique, cet album étonne et intrigue. On se surprend à ré appuyer sur play une seconde fois et se laisser emporter de nouveau dans l’univers bancale et bizarre de l’artiste.

Un ovni qui ne pouvait sortir que sur Warp tant l’album s’est inspiré du travail des artistes précurseurs du genre.

Acheter l'album

Mira Calix - One On One [WARP CD 73 / Warp Records 2000]
3.3.09 0 commentaires

F.U.S.E. - Dimension Intrusion [WARP CD 12 / Warp Records 1993]

On continue la série des Artificial Intelligence avec ce volume 5.

Derrière
FUSE ce cache Richie Hawtin. C'est ici son tout premier album, quelque mois plus tard il entamera son projet le plus connu, Plastikman avec l'album Sheet One.

Mais concentrons nous sur ce Dimension Intrusion. Assurément ce n'est pas le meilleur album de Hawtin mais il a pour lui d'être plus ouvert que la série des Plastikman.

On y trouve des tracks techno bien sentis (FU, Substance Abuse). Une électronica planante sur A New Day ou encore Theychk (on remarquera la ressemblance du synthé avec Boards of Canada !). Hawtin s'essaie aussi à l'ambient sur Into The Space, magnifique.

Pour ma part je me suis avant tout intéressé à cet album pour essayer de comprendre comment le 'son' Plastikman est arrivé à maturation. En effet tout l'album laisse échapper les premiers balbutiements, les premiers sons acids si particuliers de Plastikman.

Ainsi, Hawtin laisse échapper un morceau, un morceau qu'il aurait très bien pu sortir sur
Sheet One à peine 3 mois plus tard, j'ai nommé Slac. Ce n'est pas un intrus ici car il se mêle parfaitement bien au reste des morceaux, mais il fait figure de précurseur pour le future Plastikman. Une mélodie acid, une rythmique minimaliste et efficace, tout y est !

Un album original qui a lancé la carrière de Richie Hawtin que l'ont sait prolifique.

F.U.S.E. - Dimension Intrusion [WARP CD 12 / Warp Records 1993]
2.3.09 3 commentaires

Autechre - Basscad EP [WAP 44CD / Warp Records 1994]

Après un premier album très remarqué (Incunabula, bientôt posté dans la série des AI) Autechre sort son premier vrai EP (on conviendra que Cavity Job sortit en 91, est à part dans la discographie du groupe) basé sur le morceau maintenant devenu un classique : Basscadet.

Pour revisiter son Basscadet, le duo a fait appel à Seefeel et Beaumont Hannant. Ah bas oui ça laisse rêveur, vous allez me dire que je suis encore et toujours nostalgiqque mais ont y peut rien si les meilleurs productions électroniques sont sorties dans un laps de temps très court (92-96).

Bref, Beaumont livre un mix 100% IDM, plus planant que l'original. On reconnait très bien la 'touche' Hannant, il compose des morceaux toujours très simple, un beat, une nappe deep et profonde et quelques clicks bien placés. Il arrange le tout magnifiquement et compose une ballade électronique mélancolique et planante.

Seefeel opte pour une plongée dans un océan d'échos et de reverbs. L'ambiance est sombre et apocalyptique, les sons saturés et stridents oppressent.

Autechre met la main à la patte bien évidement, en livrant trois mixs absolument géniaux. Le premier Basscadet (Bcdtmx) est un edit de l'original, une vraie tuerie ! Ce morceau est dévastateur, tout est parfaitement maitrisé !

Puis vient le Basscadet (Tazmx) sur lequel Ae propose une version qui n'a pas grand chose à voir avec Basscad. Tant mieux car c'est tout bon ! La mélodie âpre, le beat puissant et les nappes à la Amber (faudra pas être surpris de lire un pavé le jour où on postera cet album ^^) achève de nous convaincre que le duo à de l'avance et qu'il en profite grassement.

Bon mais après tout ça, il reste encore un mix ! Et de loin le meilleur de tous ! Le bien nommé Basscadet (Basscadubmx).
Autechre ce lâche et part dans un trip ambient dub hallucinant. Près de 10 minutes en apesanteur, porté par des nappes comme rarement le duo en a fait de si belles, la mélodie du thème principal et une rythmique dubisée finissent le travail. Rien que pour ce morceau je ne regrette pas d'avoir acheté cet EP !

Autechre à sortit un grand nombre d'Eps et d'albums avec une constante qualité qui a fait du groupe un pilier de la scène. Un gage de qualité qui devrait vous convaincre sans mal de sautez sur ce Basscad EP.

Acheter l'album

Autechre - Basscad EP [WAP 44CD / Warp Records 1994]
2.3.09 4 commentaires

Silex - Alphabet (VMD-04 / Vibrant 2002)

OM

C'est toujours un peu dur de parler d'un coup de coeur, les mots pouvant rendre mal l'émotion et la musique, surtout instrumentale... Disons que Konstantinos Soublis est un grec talentueux, que j'adore toutes ses productions sous le pseudo de Fluxion, dont je trouve que son Dub techno sur Chain reaction est un des plus subtil et un des plus perchant de la série... (il faudrait d'ailleurs les poster sur IDM car c'est bien à mon avis une des branches de l'électronica, dans son aspect le plus épuré et minimal...)

Alors quand j'ai chopé ce Silex sur Vibrant music il y a quelque temps, j'ai tilté parce que je connaissais déjà Naono-SlopeDrifting et que ce fut un album que j'avais beaucoup aimé. (De la micro-minimale, click'n'bleep + ambient des plus réussit.. qu'il faudrait poster aussi!) A bien y regarder, à part quelques rares intrus (ou amis), Vibrant est LE label "confidentiel" de Konstantinos Soublis pour sortir ses productions... et ALPHABET est une merveille à découvrir absolument!
Alors voilà, il faudrait que je rajoute pourquoi, sinon ca sonne un peu péremptoire comme affirmation! On sait bien que les goûts et les couleurs, c'est subjectif et compagnie!

Je dirais qu'il est assez étonnant, quand on connait son genre hypnotic-dub-tech de l'entendre nous pondre ici une électronica fine et belle comme je n'en avais pas entendu depuis ... trop longtemps! Quel revival (je suis quand même un vieux techno maniac de 40 ans...) Ici rien d'agressif, pas de sons torturés, de destructurations mentales, de recherches dissonantes, de textures décalées...(du moins, j'arrive pas à le ressentir comme tel, mais il est vrai qu'avec tout ce qu'on a pu écouter de déconstruit, il en faut plus pour nous retourner désormais, l'oreille expérimentale est endurcie...)
C'est épuré, subtil, long comme il faut pour se dissoudre dedans, mélancolique sur le fil du rasoir, divinement technoïd et abstrait... avec cette vibe de zen sentant bon la maîtrise sonore... STOP! La seule indication qui me semble la plus pertinente est que ce disque est un retour aux sources du premier Warp d'intelligence artificelle...
Si vous résistez encore, tant pis pour vous!

Tracklisting:
1
Silon (0:52)
2
Holder (7:17)
3
Velot (9:20)
4
Noem (9:09)
5
Retor (8:26)
6
Glo Mo (8:21)
7
Dimor (7:13)
8
Clone (5:46)
9
Bion Outer (4:54)

Acheter l'album

Silex - Alphabet (VMD-04 / Vibrant 2002)