23.6.09 2 commentaires

Xela - Tangled Wool [TOWERBLOCK CD018 / City Centre Offices 2004]


John Twells alias Xela avait fait grand bruit avec son premier album For Frosty Mornings And Summer Nights, ici il abandonne pour un temps l’electronica cérébrale et sort les guitares.

Les mélodies folk sont douces et parfaitement maitrisées, Xela y ajoute des nappes profondes qui accompagnent parfaitement la guitare. La programmation électronique est discrète et permet d’enrichir la structure des morceaux.

Cet univers calme et reposant est parfait pour ce couper du monde un instant, juste pour fermer les yeux et ne penser à rien.

Un de mes albums préféré dans le genre, cette folktronica est au poil et sans superflu.

Xela - Smiles And Bridges


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Xela - Tangled Wool [TOWERBLOCK CD018 / City Centre Offices 2004]
21.6.09 0 commentaires

Red Snapper - Making Bones [WARPCD56 / Warp Records 1998]

Red Snapper reprend du service après Prince Blimey et nous concocte un génial pot pourrit de jazz, funk, jungle, drum n bass …

Le trio à fait évolué sa musique et s’affranchit de plus en plus des étiquettes stylistique. Les apports électroniques sont là pour mettre en valeur les instruments et renforcent encore la singularité de ce trip hop four tout.

Le Dj jungle MC Det apparait sur plusieurs morceaux et balance un flow chaud et rond. Tout au long de l’album les rythmique empruntées à la drum n bass sont ultra efficaces et se marient parfaitement avec les trompettes jazzy ou les guitares. Les délires jungle débordent de créativité et surprennent à chaque instant, je préfère donc vous laisser la surprise de la première écoute.

A noté aussi le fameux Images Of You qui n’a rien à envié à Massive Attack, une ballade downtempo émouvante et époustouflante de maîtrise.

Pour ceux qui voudrait voir The Cinematic Orchestra se mettre à la jungle, ou encore ceux qui rêvent secrètement d’une battle Dj Shadow vs Massive Attack….

Sans doute le meilleur album du groupe et probablement le genre d’album qui pourrait figurer aux cotés de Blue Lines ou Dummy.

Red Snapper - The Spleepless


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Red Snapper - Making Bones [WARPCD56 / Warp Records 1998]
17.6.09 0 commentaires

Manuel Göttsching - E2-E4 [D 20.004 / Inteam GmbH 1984]

En 1984 lors de la sortie de l’album, E2-E4 a surpris tout le monde et déstabilisa beaucoup de gens. D’abord parce que personne n’avait jamais entendu ce genre de musique avant, et aussi du fait que l’album n‘est constitué que d’un seul long morceau de 59 minutes.
Il trouva pourtant grâce dans les clubs de NY, Chicago et Detroit. Il faut dire que le génie créatif des allemands a toujours été mieux accueillit en Amérique que sur le vieux continent.

Parlons du morceau en lui-même. Manuel Göttsching le composa en réalité en 1981 un soir de décembre suite à une tournée à travers l’Europe avec son acolyte Klaus Schulze. L’histoire est connue de tous : il se lança dans une impro à la guitare, alluma machinalement les synthés et le recorder…

Les deux accords de guitares sont bouclés et modulés tout au long de l’album, les sons électroniques tout droit sortis de vieux synthés trafiqués tournoient et évoluent aux grés des envolées de guitare hypnotiques.

Manuel y a mit toute son âme, le morceau transpire, respire, c’est intense et libérateur.
Le rythme rapide est proche d’une samba, les percus entrainent tout sur leurs passages. Les fourmillements dans vos jambes deviennent incontrôlables, vous dansez sur le premier morceau de House.

Quand tout s’arrête et passé le choc post traumatique d’une telle écoute, ont est presque intimement persuadé que la House Music est née en Allemagne, un soir d’hiver 1981.

Signe du génie de cet album, la virtuosité qui s’en dégage est presque inaccessible, jamais ont ne pourra mesurer complètement l’avance que cet album à sur son temps.

Un extrait du début :


Manuel Göttsching - E2-E4 [D 20.004 / Inteam GmbH 1984]
17.6.09 0 commentaires

Pete Namlook & Richie Hawtin - from Within 3 ( PW 36 /Fax rcds 1997)

OM
La collaboration de Namlook avec Plastikman (Richie Hawtin) trouve son meilleur jet dans ce Within 3. Les deux précédents nous laissent un peu sur notre faim, comme si la synthèse n'avait pas vraiment réussit à ce faire. La surprise vient en fin de partie, avec cette troisième session beaucoup plus intéressante. La note est définitivement vers l'acoustic psychédélique et l'ambient planant, lorgnant sur les 70', 80'... et Pink Floyd, Tangerine Dreams & co...

Pete Namlook & Richie Hawtin - from Within 3 ( PW 36 /Fax rcds 1997)




15.6.09 0 commentaires

Pete Namlook & H.I.A - S.H.A.D.O [Fax rcds / PW34 - 1997]

OM
Quand Namlook rencontre High Intelligence Agency, nous conservons l'excellent groove and bleep de Bobby Bird auquel s'ajoute ingénieusement le coté dark de Pete, qui surdétermine ici les tracks d'une manière prestigieuse. Une association des plus réussie qui fleure bon les sonorités de ces années passées. Fax rcds est une mine de joyaux...
  • 1- Intruder Detector (11.04)
  • 2- Secret Location (9.51)
  • 3- Space Interceptors (13.51)
  • 4- Skydiver (20.53)
  • 5- Maintaining Scan For UFO's (9.42)
Pete Namlook & H.I.A - Intruder Detector


Pete Namlook & H.I.A - S.H.A.D.O [Fax rcds/PW34 - 1997]

15.6.09 2 commentaires

Fires of Ork - Fires of Ork 2 [PW 44 / Fax rcds 2000]



OM

Quand Biosphere rencontre Pete Namlook, la collaboration est classieuse et l'ambient feutré.
Cet album est le Fires of Ork 2 datant de l'an 2000. Rien à ajouter qui ne serait superflux, la qualité est au rendez-vous...
  • 1- In Heaven (9:52)
  • 2- When The Night Was Black (10:07)
  • 3- Sky Lounge (9:44)
  • 4- A Way To Focus The Mind (11:23)
  • 5- Nouvelles Machines (12:21)
Fires of Ork - Fires of Ork 2 [PW 44 / Fax rcds 2000]


15.6.09 0 commentaires

Suburban Knight - My Sol Dark Direction [PFG025CD / Peacefrog 2003]

James Pennington aka Suburban Knight fait partit de la première vague de producteurs à Detroit aux côté de Juan Atkins, Saunderson, Derrick May, Fowlkes...
Quand Derrick May lança sont label Transmat en 1986, James en profita pour se pencher sérieusement sur son travail en studio et sortit l'année suivante son premier maxi : The Groove, un classique.

Après avoir collaboré avec
Kevin Saunderson pour le tube planétaire Big Fun, il sortit son second maxi qui restera dans l'histoire de la techno : The Art Of Stalking. Ce morceau marque les esprits, James produit une techno dure et plus sombre que le reste des sorties de l'époque. 20 ans après le morceau n'a rien perdu de son efficacité. Ce n'est donc pas une surprise de le retrouver sur cet album qui réunis à la fois d'anciens morceaux et d'autres plus inédits.

Shape Shifter est lui aussi très dark, les synthés sont froid et pesants. Vient Midnight Sunshine qui à plus la 'patte UR' avec sa mélodie plutôt mélancolique et un beat âpre.
Suburban Knight à façonné le 'son UR' aux fils des ans (la compile Interstellar Fugitives est significative de son influence sur le reste des artistes du label), Mad Mike lui voue une adoration et on comprend pourquoi.


Sa discographie n'est peut être pas aussi fournie de certains autres piliers de la Motor City mais nul doute que Suburban Knight à marqué la techno à chacune de ses apparitions.

Suburban Knight - Midnight Sunshine



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Suburban Knight - My Sol Dark Direction [PFG025CD / Peacefrog 2003]
9.6.09 0 commentaires

Sortie : Monolake - Atlas/Titan [ML023 2009]


Le Monolake nouveau est arrivé. Oui parce que ça faisait quand même depuis Alaska en 2006 (!) qu'on avait pas revu ce magnifique pseudo sur une nouvelle sortie. C'est donc chose faite. Et pour tout dire, ça tue.

Face A, Atlas démarre sur une rythmique à mi chemin entre dubstep et IDM, pas particulièrement complexe mais qu'est-ce que c'est efficace... Et puis les nappes débarquent, d'abord une lente montée caverneuse, inquiétante, d'ou s'élèvent (je ne saurai comment mieux le décrire) des chants de baleines synthétiques passés à la moulinette de Robert Henke, transformés en matériau sonore de haut vol, accompagnés d'une nappe vrombissante et de patterns de synthés à en faire frémir plus d'un... L'ambiance du track est vraiment fantastique, et rappelle les moments les plus sombres de Interstate. Quelques 8 minutes qui passent rapides et légères comme un soupir d'outre-tombe.

Face B, Titan nous accueille tout en corps avec un rythme travaillé, ciselé au burin, brut et subtil à la fois. Les nappes qui étaient fantomatiques se font analogiques, croustillant dans les speakers, tournoyant avec la maitrise de la stéréo qu'on leur connait... Quelques breaks bien sentis, de ruptures de rythmes, le morceau se construit, avance, les chords sont sèches, claquent avec la dureté du métal frappant l'acier. Le morceau évoque Index (sur leur premier et excellent album Hongkong, déjà présent dans ces pages) et est une merveille de construction, limpide et cohérent tout en étant d'une complexité monstrueuse.

Un vinyl de killer, comme sait en sortir Robert Henke, et comme d'habitude un produit de qualité : bel artwork, mastering parfait et bien entendu, deux morceaux de fou. Comme dit la description Hard Wax : "heavy and dense hypertechno killer tunes". On aurait du mal à ne pas les croire. Un must-have !

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8.6.09 0 commentaires

Christ. - Live [ben047cd / Benbecula 2009]

C'est au tour de Christ. de sortir son album live ! Le boss du label Benbecula, spécialisé dans une electronica pointue et organique , nous gratifie d'un live somptueux. Accompagnez du batteur Dave McGeorge, Christ distille son electronica envoutante qui s'avère encore plus prenante en live.

La musique de Christ est très mélancolique et aérienne, les synthés font penser à
BOC (il était le troisème homme du groupe à leur début). La profondeur des nappes rajoute encore à l'évasion. Le tube Perlandine Friday est toujours aussi kiffant, les mélodies sont géniales et le jeu de batterie est au poil !

Petite surprise pour moi, le morceau Cordate qui m'a fait penser à un mélange de Neu! et Tortoise. Le synthé est rétro et hypnotique, le tempo sautille agréablement dans nos tympans. Un track taillé pour le live.

Quel plaisir de retrouver Christ pour une virée IDM comme on les aimes.
Cet album est une edition limitée à 500 copies et je pense qu'il en reste quelques unes alors dépêchez vous !


Christ. - Perlandine Friday


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Christ. - Live [ben047cd / Benbecula 2009]
3.6.09 0 commentaires

Biosphere - Wireless - Live At The Arnolfini, Bristol [Tone 38 / Touch 2009]

Geir Jenssen a sortit cette année son premier album live et quel live !
Ce live a été enregistré à Bristol le 27 Octobre 2007 et remasterisé cette année pour le sortir en album. La qualité des textures si caractéristiques de la musique de Biosphere est aussi propre que sur les albums studio. Biosphere joue quelques uns de ses plus beaux morceaux, piochant dans sa riche discographie.

Pneuma ouvre ce live d’une manière originale, les sons semblent aspirés dans les enceintes, le sifflement est inquiétant.
On passe aux choses sérieuses avec Shenzou et ses violons empruntés à Debussy. Les nappes glaciales posées sur ces violons rendent l’ensemble très prenant, la torpeur qui nous habite est succulente.

When I leave marque la première apparition du beat et réchauffe l’atmosphère. Le track est entrainant et rassurant voir même un peu chill out à sa façon.
Très vite l’appel de la nature se fait sentir et on retourne avec curiosité dans les cavités gelées de Moistened And Dried. Sherbrooke est hypnotique avec ses guitares et ses nappes profondes, The Field n’à rien inventé la preuve…

C’est une constante chez Biosphere, chaque album est aussi appréciable que le précédent. Ce live l’est d’autant plus que les morceaux choisis explorent différentes facettes des travaux de Geir et garde cependant une cohérence et une densité propre à un album studio.
Un disque fort et intense, magnifique.

Biosphere - Shenzou


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Biosphere - Wireless - Live At The Arnolfini, Bristol [Tone 38 / Touch 2009]
2.6.09 0 commentaires

Beaumont Hannant - Notions Of Tonality Volume 2 [GENPCD40 / GPR 1996]

Cet Ep marque la dernière apparition de Beaumont Hanant, après ça plus aucune trace de lui, même Jack Malone n'a pas put le retrouver !
Initialement l'Ep devait précédé l'album Tones qui ne verra hélas jamais le jour.

Sprint
démarre fort, l'ambiance est froide et angoissante, le beat est puissant. L'atmosphère pesante prend aux tripes.

Vient ensuite It's So Cold Here. Tout est dans le titre, le track est lent, les nappes sont profondes et très soignées. Tout est bien pesé, chaque texture est millimétrée. On sent que le bonhomme à pris de la bouteille, le mixage est parfait et sa musique à gagnée en densité, dommage qu'il se soit arrêté après ça car la suite aurait put être franchement géniale.

Broken Love est plus marqué par le temps, plus ressemblant à ses premiers morceaux, une techno véloce avec des nappes dark et un beat un peu 'cru'. Pas le meilleur morceau de Beaumont mais tout de même sacrément efficace.

A Coffee with Benson est une vraie pépite IDM, la mélodie est envoutante et l'ambiance est très soignée, un vrai moment de rêverie.

Le producteur le plus discret de la scène IDM des 90's tire sa révérance d'une bien belle manière bien que secreêtement je me prend à rêver qu'il reviendra peut être un jour...

Beaumont Hannant - A Coffee With Benson


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Beaumont Hannant - Notions Of Tonality Volume 2 [GENPCD40 / GPR 1996]