31.7.09 0 commentaires

Jasper Leyland - Fieldstone [ben528 / Benbecula 2007]


Toujours dans la série des Benbecula, voici un de mes albums préférés sortit sur le label.

Jasper Leyland en est ici à son second album, il y développe des soundscapes mêlant fieldrecordings, guitare et autres abstractions électroniques discrètes et insaisissables.

Fieldstone est une pépite regorgeant de sons naturels enregistrés dans les forêts du nord de l’Angleterre. La guitare est omniprésente, sous forme de boucles ou de longues notes un peu désaccordées qui donne ce coté minimaliste et intimiste à la musique de Jasper Leyland.

Le disque est donc plutôt abstrait mais il faut admettre que les atmosphères créées sont prenantes et pour le moins originales. On se surprend très vite à fermer les yeux, s’imaginant marcher sur les feuilles humides jonchant le sol d’une forêt embrumée, s’éveillant aux sons du vent et des cliquetis de l’eau.

Jasper Leyland - Wheatear


Jasper Leyland - Fieldstone [ben528 / Benbecula 2007]
30.7.09 1 commentaires

Syntaks - Awakes [ben032cd / Benbecula 2006]

Pour ceux qui ne serait pas au courant, Benbecula Records fermera ses portes à la fin de l’année (info ici). Le label à marqué son époque et restera une référence en matière d’electronica cérébrale souvent atypique. Chacune des sorties étaient le plus souvent distribuées en petites quantités. Le label à toujours privilégié la qualité d'où l'abondance des formats mini-album ou album-concept.

J’ai donc eu envie de vous faire partager les quelques albums que je possède, en sélectionnant les plus marquants, de part leur variété et leur excellence.

On commence donc par Syntaks. Il reste dans la ligné des productions de Manual, une electronica-shoegazing planante et soignée.
Ici, les nappes voluptueuses sont magnifiquement taillées. On remarquera aussi que Syntaks livre ici son premier album solo, il laisse donc échapper quelques bribes d’electronica plus acérées que sur la production du duo formé sur Manual. Il fait preuve d’un savoir faire étonnant, sans jamais en faire trop.

Le tout est délicieusement envoutant et comblera sans problème vos désirs d’évasion.

Syntaks - Respirator Birth


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Syntaks - Awakes [ben032cd / Benbecula 2006]
29.7.09 3 commentaires

Out Now : Redshape - 2010 EP [78dsr/rds4]

En guise de prélude à son premier album "The Dance Paradox" à venir cet automne, Redshape nous sert une mise en bouche de toute beauté histoire de nous préparer à ce qui s'annonce comme un des plus beaux objets musicaux de l'année. Alors pour ceux qui ne connaissent pas, le truc de Redshape ce n'est pas vraiment l'innovation, ne vous attendez pas à des sonorités sorties de nulle part ou à un travail d'alien sous stéroïdes comme sur le dernier Clark, non non, la recette de ses morceaux à été mille fois éprouvée, c'est de la Detroit techno pure et dure, avec claviers d'époque, rythmes de 909 et nappes analogiques bien crades.

Ici trois morceaux, et en guise d'éclaireur "2010" se réserve la face A : de la bonne techno percussive, à la fois douce pour mieux tabasser par derrière, à grands renforts de ligne de basse acido-funky et d'un sympathique pad dissonnant. Je serais sincère c'est pas mon morceau préféré de l'EP, mais il faut avouer qu'il remplit son office, une ouverture solide et une construction dure comme les fondations du Taj Mahal. Du bon gros son en d'autres termes, mais un petit sentiment de je-ne-sais-quoi qui fait qu'on reste un peu sur notre faim, tel un exercice de style, mais sans la sève. Dommage car il y a quelque chose mais l'impression finale reste mitigée. Trèves de balivernes, retournons la galette.

Face B, "White" est plus ténu mais se révèle être la véritable bonne surprise du disque et un morceau plus qu'excellent : dès l'opening on est accueilli par une rythmique syncopée qui donne furieusement des fourmis dans les jambes, vite suivie par des claps et tablas qui ne font qu'accentuer l'envie de danser comme un petit fou dans la pièce, le tout soutenu par une nappe très "ambient", lointaine et élimée, fatiguée comme un vieux Juno 6 qu'on aurait par mégarde laissé dehors un soir de septembre. Le track continue sa progression, des voix mystérieuses se greffent au tout puis la nappe se freeze et le morceau repart sans demander son reste... Dommage, une ou deux minutes supplémentaires n'auraient pas déparé, mais ne boudons pas notre plaisir, le track reste d'une qualité monstrueuse.

"Violet", dernier morceau de l'EP, est quand à lui le plus sombre, basé peu ou prou sur le même enchainement d'accords que "White", tout y est construit de basses... La classique bassline en square débarque en milieu de course, comme d'hab' le tout est irréprochable, les sonorités sont finement ciselées, et malgré le relatif classicisme du tout (on ne peut pas s'empêcher de penser à Carl Craig ou Moodyman), il est impossible de ne pas remarquer le travail d'orfèvre réalisé dans la sélection des tonalités et couleurs sonores, le placement à la milli-seconde des éléments rythmiques, clé de voute incontestée du tout. Un autre morceau qui passe vite, trop vite.

En bref, malgré un "2010" un chouilla faiblard, la face B vaut amplement le détour sans qu'il y ait besoin de se poser de questions quand à l'achat. Un prélude qui n'annonce que du bon. À posséder !

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23.7.09 0 commentaires

Coax - The Third Mobius [007 / MED-REC 2009]

Coax délivre ici d'un album extrêmement varié. Tout en gardant une grande cohérence, on y croise une electronica efficace, des plages d'ambient dark bien senties et autres expérimentations en tout genre.

Sans aucun doute l'album s'inspire des expérimentations phoniques du duo de Sheffield. Le résultat prend aux tripes, c'est vivant, ça grouille, parfois même déconcertant mais toujours avec cette grâce qui n'ose pas se monter et reste bien tapis dans l'ombre.

C'est avec cette philosophie que le Norvégien pousse l'auditeur à à découvrir son univers si singulier. Coax découpe son album en plusieurs phases assez distinctes mais sans jamais brusquer l'auditeur.

Coax - Sil


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Coax - The Third Mobius [ 007 / MED-REC 2009 ]
21.7.09 2 commentaires

Five H-T - Neurotranmitters [Hypoxia 3 CD / Hypoxia 1995]

OM
Pour les amoureux de dub electronic du milieu des années 90, voici un petit revival acid-psyambient retrouvé dans mes stocks. Ca fleure bon l'esprit High Intelligence Agency mais avec une touche Goa aggrémentée d'une ligne de TB 303 bien sentie. Quelques tracks plus transe balancent l'album pour rappeler le chilleur sur le dance floor... Mais c'est surtout les Dub qui valent le coût...
Boom Shankar!
1 Neurotransmitter (10:04)
2 Tubular (7:13)
3 Relaxomatic (9:39)
4 Oceanic Dub (7:20)
5 Heavenly (7:13)
6 Macrodub (10:46)
7 Neurotransmitter (Electrochemical Mix) (10:31)
8 Relaxomatic (Trippers Mix) (10:39)

Five H-T - neurotranmitters [Hypoxia 3 CD / Hypoxia 1995]
19.7.09 2 commentaires

2methylBulbe1ol - Quelques Siècles D'Insomnie [tube177 / Test Tube 2009]

2methylBulbe1ol est français (eh oui il y a aussi des français qui font de l'IDM ^^), il met à disposition sur le web depuis quelques années déjà ses tracks plutôt orientés idm/electronica. Quelques Siècles d'Insomnie marque un tournant puisque c’est sa première sortie "officielle", auto-produit et pressé en vinyle l'Ep est en vente sur le web.
Le bonhomme à des couilles donc !

La magnifique pochette annonce la couleur : ambiance sombre et ultra travaillée, crissements métalliques, mélodies mélancoliques et fragiles…

Sans Echafaud nous plonge instantanément dans cet imaginaire sombre et torturé. Les nappes sont franchement flippantes et les beats puissants et véloces. La propreté de la composition n’a rien à envier aux pointures du genre (j’ai instantanément pensé à Subheim et sont magnifique album sortit l’an dernier).

Neuf Clous est plus intimiste, les nappes sont magnifiques et font penser aux grandes épopées IDM, les mélodies sont mélancoliques, presque enfantines. Un de mes morceaux préféré.

Vagues Souvenirs est une merveille d’ambient dark . L’atmosphère est glauque, les beats ciselés et incisifs, les cliquetis presque bruitistes achèvent le tableau. Pfffiou ! Une véritable plongée dans les abysses sombre de l’imagination débridée de 2methylBulbe1ol.

Un Dernier Café conclut logiquement le disque, la construction est complexe, souvent déstructurée. La mélodie s’échappe du KO métallique quelques instants et nous dépose doucement sur les dernières secondes.

Évidement j’aurais aimé que cela dure plus longtemps, je lui souhaite le meilleur en espérant le retrouver très vite sur un long format !
A noter que l’ep est aussi sortit en libre téléchargement sur le Netlabel portugais Testtube.

2methylBulbe1ol - Vagues Souvenirs


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2methylBulbe1ol - Quelques Siècles D'Insomnie [tube177 / Test Tube 2009]
19.7.09 1 commentaires

Autechre - Tri Repetae [warpcd38 / Warp Records 1995]

Dans le monde des musiques électroniques dites plus "expérimentales", il est maintenant établit qu’un certain noyau dur d’artistes, pionniers et novateurs ont en grande partie fait évoluer et révolutionner le genre. Ils ont explorés des voies jusque là inaccessibles, ils ont élargit les possibilités et ont fait entrevoir à de nombreux autres artistes la partie caché de l’iceberg.

Autechre fait partit des ces piliers tout comme Aphex, BOC, Squarepusher, The Black Dog ou encore µ-ziq. Ae se distingue cependant par une approche plus mathématique, presque théorique.

Au début des années 90’s le groupe à d’abord sortit deux albums devenu des classiques, Incunabula et Amber tout deux démontrant avec brio le talent du groupe pour les ambiances mélancoliques et les longues plages d’ambient qui ont fait école sur la scène naissante de l’IDM.

Tri Repetae
marque un changement dans la carrière du duo, sans doute le plus important d’ailleurs. En effet, ce disque est une fenêtre montrant l’évolution future de leur son, plus mécanique et de plus en plus complexe faisant la part belle aux rythmiques plus enlevées.

Les rythmiques sont donc bien plus travaillées, souvent plus déconstruites que par le passé. L’atmosphère générale de l’album ce veux plus sombre et torturé. Le duo à acquis un savoir faire au fil des ans et il semble qu’ici
Autechre laisse libre court à leur génie créatif avec la ferme intention de changer les choses.

Les sons mécaniques et triturés sont d’une incroyable précisions, la musique est très spatiale, chaque son est savamment positionné. Les nappes à couper le souffle sont sinueuses et souvent inquiétantes, ça laisse une impression d’apesanteur, une atmosphère à la fois pesante et familière.


Tri Repetae est sans conteste un des meilleurs albums estampillé IDM, une bande son passionnante qui nous fait traverser des contrées jusqu’alors jamais explorés.


Autechre - Clipper



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Autechre - Tri Repetae [warpcd38 / Warp Records 1995]
8.7.09 1 commentaires

Planetary Assault Systems - Temporary Suspension EP [o-ton24 / Ostgut Tonträger 2009]

Planetary Assault Systems revient en 2009 et nous balance sa techno industrielle comme il y a 10 ans ! Luke Slater à été longtemps un demi dieux dans l'underground de la techno européenne des années 90's. Ici on à donc deux tracks taillés pour les raves, cette techno est dévastatrice.

Incroyable qu'en 2009 il sorte de tels morceaux, il a sut donner un coup de peps à sa production et garder l'esprit rageur de ses débuts. De très loin un des meilleur Ep estampillé techno que j'ai pu entendre depuis de longues années.

Je pense que ceux qui ne connaisse la techno qu'a travers les productions allemande omniprésentes depuis quelques années devraient fortement y jeter une oreille et se rendre compte de ce qu'est l'essence même de la techno.

Planetary Assault Systems - Mark Me (Long Edit)


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Planetary Assault Systems - Temporary Suspension EP [o-ton24 / Ostgut Tonträger 2009]
1.7.09 0 commentaires

Plastikman - Musik [NoMu 37 CD / NovaMute 1994]

Voici le second album de la mythique série qu’a entamé Plastikman aux débuts des années 90.
Musik ce veut plus abstrait que son prédécesseur Sheet One, les atmosphères et les sons employés sont plus tribal et d’une plus grande amplitude au niveau des textures.

L’ouverture ce fait sur le génial Konception qui laisse s’installer lentement cette techno hypnotique faite de boucles acid et de nappes froides et puissantes.

Vient Plastique, long morceau de 13 minutes qui nous replongent dans les longues épopées techno de Sheet One. Le beat est chirurgical, les mélodies s’entremêlent sans cesse, un des plus beaux morceaux techno qu’il mais été donné d’écouter.

Kriket comme son nom l’indique, exploite une rythmique rapide et des percus aux sons secs faisant penser à un criquet en pleine attaque. Outback est sombre et froid, ici Richie Hawtin gère avec habileté les variations de rythmes et les synthés glacials plus downtempo.

Ethnic (dispo uniquement sur la version cd de l'album) est surement le morceau le plus original. L’intro est longue avec une mélodie mélancolique, puis s’ajoute au fur et à mesure les percussions, chaque couche ajoutant de la profondeur au morceau. Puis une mélodie totalement jouissive et lancinante vient nous titiller les oreilles. Le tout s’emballe et cette techno devient dévastatrice avant de s’éteindre brutalement sur la basse puissante et dark.

Lasttrack clôt le disque sur une touche plus ambient. Doucement, les nappes, mélodies, clic et clac prenne leur place dans un balais savamment orchestré. La cadence est mesurée et laisse le temps à chaque élément de s’installer, la mélodie s’intensifie dans un final de toute beauté.

La première fois que j’ai écouté Plastikman c’était avec Musik, il m’a profondément marqué et je ne pense pas être le seul. Indispensable.

Plastikman - Plastique


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Plastikman - Musik [NoMu 37 CD / NovaMute 1994]