30.9.09 3 commentaires

Berlin Dub Sessions - Future Dub 4 [FD 04 / Future Dub - 2003]


OM
Future Dub est un mystérieux sous-label du label Contexterrior. Média pour diffuser les oeuvres Bassiques de Jay Haze, il fleure bon l'underground techno berlinois. Ce Volume 4 est unique (!) et comporte 4 Tracks. Quelque peu dark, totalement enfumé et définitivement massif, un EP pour les fans de Basic Channel.
in Jah we Dub!

Berlin Dub Sessions - Future Dub 4 [FD 04 / Future Dub - 2003]
29.9.09 1 commentaires

Plastikman - Nostalgik.1 Nostalgik.2 Nostalgik.3 [MINUS -1 -2 -3 / 2004-07]


Richie Hawtin sort sur cette série d'eps, des inédits datant de la première moitié des années 90. Enjoy !

Au programme, une techno puissante, froide et hypnotique. Les changements et autres variations sont subtiles mais apportent aux morceaux ce grain si caractéristique du son de Plastikman.

Nostalgik.1 est le plus sage des trois, le rythme est plus lent, les boucles acid les cliks et les claks prennent le temps d'envahir tout l'espace pour nous vriller l'esprit. Ces deux morceaux faisaient partie d'un ensemble dont une partie est sortie sur l'EP Sickness en 1996.

Nostalik.2 est plus rude, plus radicale. Ici le beat est puissant et les variations plus rapides, le rythme est taillé pour le live. L'enregistrement date du tout début des 90's, sous le pseudo Circuit Breaker.

Sur Nostalgik.3 on trouve deux remixs. Le premier par Dubfire qui remix Spastik avec un beat monstrueux et des basses surpuissantes. Ça ne s'arrête jamais, c'est intense et terriblement libérateur !
Panicattack est remixé par Guido Schneider sur le Seccond Attack Remix. Là aussi l'héritage de Plastikman est respecté, le son est sec et froid, parfais !

PLASTIKMAN - NOSTALGIK.3 [MINUS-3]


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Plastikman - Nostalgik.1 Nostalgik.2 Nostalgik.3 [MINUS -1 -2 -3 / 2004-07]
25.9.09 0 commentaires

Max Richter - Memoryhouse [B000067UCZ / Late Junction 2002]

Imaginez un train traversant l’Europe de part en part, explorant le 20ème siècle. Un voyage intense et éprouvant.

Max Richter est ici accompagné de l’orchestre philharmonique de la BBC, autant dire que la dramaturgie des morceaux est démultipliée.

L’album ouvre sur Europe, After The Rain, un morceau mélancolique et d’une tristesse inquantifiable, on se remémore les pires moments qu’a vécue l’Europe, notamment la seconde guerre mondiale (très présente dans l’album). Les violons s’accordent avec justesse sur le piano sobre et pesant.

On passera aussi par un court interlude ambient, plus électronique donc, sur Laika’s Journey (la chienne russe fut le premier être vivant mis en orbite terrestre).
Max Richter voue une admiration sans faille pour le minimalisme américain. Sur The Twins, morceau joué uniquement au piano, les accords se chevauchent rapidement sur fond de notes très graves, la comparaison avec Phillip Glass est inévitable.

Vient ensuite le morceau le plus poignant (enfin de mon avis personnel), Sarajevo. La chanteuse pousse de terrifiantes lamentations, puissantes et tragiques. Les battements de la grosse caisse reproduisent le son des bombes qui ont ravagé la ville. Un morceau qui prend aux tripes.

L’orchestre montre tout son intérêt sur les morceaux comme November ou Last Days, les montées puissantes et violentes sont alternées avec les accalmies plus mesurées. Épique !

Memory House porte donc bien son nom, la musique est véritablement ancrée dans l'histoire ce qui rend l’album encore plus cohérent et passionnant. Max Richter à sut allier les influences du classique et de la musique contemporaine d’une façon très personnelle et pourtant universelle.
Cet album est bouleversant, presque dur physiquement tellement ont ressent les choses véhiculées par la musique.

Max Richter - Last Days


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Max Richter - Memoryhouse [B000067UCZ / Late Junction 2002]
25.9.09 2 commentaires

Frozen Border - 3 [FB03 / Frozen Border 2009]

Dans la récente foire du trône des disques anti-identitaires seulement représentés par un nom frappé au tampon sur un macaron blanc comme neige, Frozen Border se positionne comme un des plus mystérieux. Alors qu'on sait à peu près tout le temps qui est derrière ces labels, ici le mystère reste entier. La seule info dispo étant que l'artiste est différent à chaque vinyl. Ca nous fait une belle jambe tiens.

Troisième de la série, celui ci est pour l'instant mon préféré. Ambiance warehouse techno à tous les étages, les kicks sont lourds, les percus durs, les sons craquant. C'est le genre de musique qui se positionne dans le juste milieu du médium vinyl, les craquements et souffles agrémentant agréablement l'écoute des deux faces. Alors okay c'est franchement répétitif, okay les deux faces de la galette se ressemblent malgré tout vachement, okay les deux morceaux sont pas très long vu le cours du vinyl, okay on à déjà entendu ça des milliers de fois depuis que Mills à sorti sa première galette, mais bordel de dieu qu'est ce que c'est bon. C'est pas dans mes habitudes de poster des trucs vraiment récents mais vu le calvaire que j'ai dû endurer pour me le procurer je pense qu'il me revaut bien ça, ce disque...

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Hard Wax
Nuloop
Rush Hour
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Frozen Border - 3 [FB03 / Frozen Border 2009]
18.9.09 0 commentaires

Gescom - The Sounds Of Machines Our Parents Used [CLR408 / Clear 1995]

Gescom (pour Gestalt Communications) après avoir frappé très fort avec ces premiers Eps (Gescom EP, Motor, C&D) revient sur l’excellent label Clear. The Sounds Of Machines Our Parents Used est sans conteste un des plus réussi dans la discographie du collectif anglais.

On commence par Puzl, long morceau hypnotique mêlant Techno ambient et IDM. Les rythmiques et autres percussions sont dantesques, ça tourbillonne sans cesse nous plongeant dans un état semi conscient des plus appréciables. Les nappes profondes et froides ajoutent appuient encore cette impression d’apesanteur frissonnante. Le meilleur morceau de Gescom ?

Go Sumo à plus la ‘touche’ Gescom. Le beat est véloce et millimétré, les synthés sont parfait, l’atmosphère est deep. Un morceau typique du milieu des 90’s, surement un des meilleurs morceaux du genre.

Go Sheep est plus downtempo voir ambient. La mélodie est bouclée sur des synthés intenses et profonds. L’atmosphère est glaciale, les machines ont pris le contrôle et nous bercent tranquillement à coup de nappes métalliques et autres beats ralentis.

J’ai toujours placé cet Ep à part dans le travail de Gescom. Moins expérimental, moins tranchant que le reste des Eps, c’est une sorte de mini album à l’atmosphère particulière qui pousse l’auditeur à la rêverie tout en gardent un côté abrupte.

Gescom - Go Sumo


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Gescom - The Sounds Of Machines Our Parents Used [CLR408 / Clear 1995]
15.9.09 0 commentaires

Pleq - The Metamorphosis [U-COVER cdR 071 / U-Cover CDr Limited 2009]


Sortit simultanément avec The Fallen Love, The Metamorphosis reprend la même recette mais en laissant plus de place à l’imprévu.

Pleq laisse ses machines s’exprimer, les cliquetis, les bleep sont libre de s’étendre dans chaque recoin de l’espace sonore.
Ce lâché prise apporte une sensibilité encore plus forte aux morceaux, la mélancolie ambiante n’en est que démultipliée.

Cet opus est sans doute moi aérien que The Fallen Love, plus minimal dans son approche. Pleq sculpte ici de magnifiques paysages sonores, laissant l’auditeur dans une contemplation totale.
Chaque atmosphère est si bien travaillée que notre imagination en est débridée, chaque son évoque une image, une émotion, un souvenir. Cette musique si explicite, si intense, donne l’impression de rêver éveillé.

Comme je l’ai dit sur The Fallen Love, les deux albums sont complémentaires.
Tout deux explorent notre imaginaire, ils sondent notre esprit pour laisser s’exprimer toute la palette d’émotion dont dispose le corps humain si complexe et encore largement inconnu.

Pleq - The Ballad of the Broken Heart


Acheter l'album (limité à 155 copies vendues uniquement sur ce site, bientôt sold out)

Pleq - The Metamorphosis [U-COVER cdR 071 / U-Cover CDr Limited 2009]
14.9.09 2 commentaires

Pleq - The Fallen Love [VU-US015 / vu-us 2009]

Au gré de mes errances sur les blogs crépusculaires consacrés aux musiques expérimentales, je suis tombé sur Pleq. Jeune producteur Polonais, plutôt discret et qui pourtant commence à être réputé pour la qualité de ses productions en matière d’IDM apaisé lorgnant vers l’ambient.

Dès la première écoute j’ai été subjugué par les atmosphères incroyablement épurées et cependant pleines de vies. Pleq à le cœur sur la main, cet album regorge de mélodies mélancoliques et de nappes voluptueuses.

Sur Red Dog la voie suave d’une chanteuse japonaise se glisse sur les synthés en apesanteur, le résultat est étonnant et intense.
Goodbye Nedai montre tout le talent qu’à Pleq lorsqu’il élabore une IDM mélodique bien dosée digne des plus grands.

Toujours avec une homogénéité exemplaire, on passe par des passages plus expérimentaux où les click n cuts sont roi et les mélodies plus dépouillées, comme sur Aspect of Life qui laisse entrevoir l’influence qu’a du avoir Autechre sur la musique de Pleq.

Ce mélange permanent d’Ambient et d’electronica est d’une justesse comme rarement j’en ai entendu. Les émotions à fleurs de peau s’expriment sans limites à travers les mélodies épurées et les rythmiques intelligentes de Pleq.
The Fallen Love est dors et déjà mon album de l’année et sans doute l’album d’IDM/Ambient le plus réussi depuis plusieurs années.

A noter que Pleq à sortit presque simultanément un autre album, The Metamorphosis, que je recommande d'écouter de pair avec The Fallen Love, les deux formant une œuvre complémentaire. Je posterais bien évidemment The Metamorphosis dans les jours à venir.

Pleq - Red Dog


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Pleq - The Fallen Love [VU-US015 / vu-us 2009]
3.9.09 3 commentaires

Stimming - Kleine Nachtmusik EP [036BUZZ / Buzzin' Fly Records 2008]

Stimming commence à être bien connu des adeptes d’une deep house ronflante et chaude.
Le jeune allemand livre ici deux titres diablement efficaces !

Kleine Nachtmusik est superbe, ça sent bon l’été (dommage que je ne l’ai pas posté plus tôt) c’est chaud et sexy !
Un track à écouter sans se prendre la tête, dans votre canapé ou en soirée, pourvu que vous aimiez la house et les nappes envoutantes.

Danke est plus techno, on retrouve le même thème accompagné par un beat plus minimal et hypnotique.

Stimming - Kleine Nachtmusik


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Stimming - Kleine Nachtmusik EP [036BUZZ / Buzzin' Fly Records 2008]