25.9.09

Max Richter - Memoryhouse [B000067UCZ / Late Junction 2002]

Imaginez un train traversant l’Europe de part en part, explorant le 20ème siècle. Un voyage intense et éprouvant.

Max Richter est ici accompagné de l’orchestre philharmonique de la BBC, autant dire que la dramaturgie des morceaux est démultipliée.

L’album ouvre sur Europe, After The Rain, un morceau mélancolique et d’une tristesse inquantifiable, on se remémore les pires moments qu’a vécue l’Europe, notamment la seconde guerre mondiale (très présente dans l’album). Les violons s’accordent avec justesse sur le piano sobre et pesant.

On passera aussi par un court interlude ambient, plus électronique donc, sur Laika’s Journey (la chienne russe fut le premier être vivant mis en orbite terrestre).
Max Richter voue une admiration sans faille pour le minimalisme américain. Sur The Twins, morceau joué uniquement au piano, les accords se chevauchent rapidement sur fond de notes très graves, la comparaison avec Phillip Glass est inévitable.

Vient ensuite le morceau le plus poignant (enfin de mon avis personnel), Sarajevo. La chanteuse pousse de terrifiantes lamentations, puissantes et tragiques. Les battements de la grosse caisse reproduisent le son des bombes qui ont ravagé la ville. Un morceau qui prend aux tripes.

L’orchestre montre tout son intérêt sur les morceaux comme November ou Last Days, les montées puissantes et violentes sont alternées avec les accalmies plus mesurées. Épique !

Memory House porte donc bien son nom, la musique est véritablement ancrée dans l'histoire ce qui rend l’album encore plus cohérent et passionnant. Max Richter à sut allier les influences du classique et de la musique contemporaine d’une façon très personnelle et pourtant universelle.
Cet album est bouleversant, presque dur physiquement tellement ont ressent les choses véhiculées par la musique.

Max Richter - Last Days


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Max Richter - Memoryhouse [B000067UCZ / Late Junction 2002]

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