3.10.09

Out Now : Robert Hood - M-Plant 2009

Qui l'eut cru ? Après quasiment huit ans d'absence, Robert Hood relance son label M-Plant, donne un coup de dépoussiérage sur les vieux cartons, ressort son album fondateur "Minimal Nation" agrémenté d'un packaging luxueux et de quelques inédits, puis dans la foulée sort deux maxis de son chapeau magique et annonce les ressorties imminentes de plusieurs singles de l'âge d'or. Un bonheur n'arrivant jamais seul il se trouve également que les deux nouveaux maxis en question sont de véritables petites bombes, qui montrent une fois de plus que l'expérience compte dans le métier et qu'avec le temps, tel le bon vin, Rob Hood s'est bonifié. Loin de tomber dans l'attraction à la mode des productions minimal techno fleurant bon le dakin cooper, il nous gratifie de 4 titres de pure techno qui en cette année 2009 font du bien aux oreilles.

Premier single sorti en août, dans une surprise assez générale (franchement, presque personne ne l'a vue venir cette sortie, il faut bien le dire), "Obey/Resurrection" résume par son titre seul l'état d'esprit de cet évènement : quand Robert Hood fait renaitre son label de ses cendres, on écoute religieusement et on obéit ... ou dans mon cas on saute comme un petit fou dans toute la pièce à l'écoute du vinyl. "Obey" est un concentré de force brute et de savoir faire, au groove savamment dosé, un sens de la structure imparable, des sons tous droits sortis d'un maxi oublié de UR et un climax garanti de faire chavirer n'importe quel club. C'est simple je n'ai pas pu m'empêcher de secouer la tête comme un métalleux en phase terminale toute la durée du morceau. "Resurrection" semble au premier abord moins percutant, mais c'est pour mieux défoncer tout dès la seconde ou troisième écoute : construit sur une ligne de basse élastique à la Villalobos, il est construit comme une lente montée, sur laquelle s'ajoutent au fur et à mesure les couches rythmiques et montées de sinusoides chères à nos amis Mika Vainio ou Roger Semsroth. De breaks en reprise de souffle, le morceau passe comme une lettre à la poste, d'un coup, et c'est presque trop court.

"Range/Superman", sorti il y a à peine quelques jours, est encore meilleur que le premier (si si !). Face a, "Range" nous accueille avec une pattern d'orgue hypnotique comme seul lui sait les faire, et qui ne cessera de monter en intensité, faire des passages dans les aigus, revenir dans le grave, tandis que les hihats se désaccordent, la tension monte, le kick s'arrête ... et revient de plus belle. Ce morceau rend réellement accro, la construction pousse à y revenir, accroche à l'oreille, et puis merde, ce synthé quoi ! C'est brut, c'est fort, c'est bourré de testostérone et mine de rien c'est peut être un des meilleurs morceaux de l'année... en compétition avec sa propre face b. "Superman" est un autre de ces morceaux avec écrit partout "that's real techno, bitches". Ici aussi le groove, lancé dans une course folle, semble ne jamais pouvoir s'arrêter et une fois de plus c'est un vrai bonheur. Beaucoup plus "acide" dans les sons et dans l'ambience, celui ci devrait ravir n'importe quel fan de UR pur et dur (j'en suis), et est un véritable plaisir de bout en bout.

Est-ce que ces deux singles amorcent un "renouveau" de la techno ? Je ne saurais dire. Mais entre ces deux là, Jeff Mills qui sort de son sommeil avec The Sleeper Wakes, Redshape qui sort son premier album avec The Dance Paradox ou encore Carl Craig qui réédite subitement ses séminaux maxis "69" dans une luxueuse boite qui côte déjà quasiment aussi cher que les originaux, quelque chose me dit que 2010 ne sera pas aussi calme qu'on ne le pense.

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Robert Hood Myspace

Comments ( 2 )

Ooooooh oui qu'ils sont bons ces deux maxis.

Je peux aussi dire, pour avoir vu Hood live cet été, qu'on n'est pas au bout de nos surprises. Il a toujours le son !!

oh génial ! je vais de suite acheté ses vinyles !

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