29.12.10 0 commentaires

RAIME - RAIME EP+ If Anywhere was here he would know where we are EP 2010


OM

Quand la synthèse est toujours plus pointue, mêlant les genres jusqu'à en définir progressivement un autre et que l'on se trouve quasiment à une intersection musicale de ce type… C'est un peu ce que me fait penser RAIME.

Enigmatique et sur un tout nouveau petit label londonien -BLACKEST EVER BLACK- voilà les deux EPs qui captivent mes oreilles en ce moment. S'il fallait essayer de situer le courant, disons qu'il y a une ambiance spectrale, avec des pointes mélancoliques mystiques, des structures neo-dubstep des plus subtiles… ajoutez un zest de dark ambient industriel éthéré qui ne tombe pas dans le caverneux. Le tout élevé au carré de l'innovation bien orientée! Bref, ça vaut l'achat en FLAC pour les basses et pour soutenir l'artiste of course!

Bonne fêtes de fin d'année dans le froid continental, tandis qu'en Nouvelle Calédonie, c'est la canicule…
Peace & Sound
S

1. We Must Hunt Under The Wreckage ... : Raime Raime EP 6:20
2. This Foundry : Raime Raime EP 6:31
3. Retread : Raime Raime EP 6:31
4. This Foundry (Regis Version) : Raime If Anywhere was …EP 7:55
5. If Anywhere was here he would know where we are : Raime If Anywhere was… EP 5:49

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RAIME - RAIME EP+ If Anywhere was here he would know where we are EP [BLACKEST001 / BLACKEST EVER BLACK 2010]
26.12.10 3 commentaires

2010 : La sélection d'IDM BN !

2010 touche à sa fin, il est temps faire le bilan des sorties qui nous ont marqué. Cette année à été particulièrement chargée, beaucoup de découvertes, des confirmations et des têtes d'affiche en grande forme.

Chacun des auteurs du blog y est donc allez de sa petite sélection. Beaucoup de styles sont abordés, tout en restant dans la mouvance des musiques électroniques. Certains albums ont fait couler beaucoup d'encre tandis que d'autres sont sortis plus discrètement.


The Slicker aka Tsick:



Gottlob :



Shivatronic :



Eboo :



A vous de nous donner votre trop 10 !
20.12.10 0 commentaires

Monokle - Brittle [Pass008 / Passage 2010]


Vlad Kudryavtsev alias Monokle (ouf !) nous vient du fin fond de la Russie, dans son coin il retranscrit ses rêves à travers sa musique. A n'en pas douter, ils sont plutôt calme et mélancolique.

L'atmosphère est limpide et aérienne, les bribes d'instruments acoustiques sont fragiles et timides. On se plonge immédiatement dans les nappes presque organiques, on flotte au beau milieu de limbes cotonneuses et lumineuses.

Les quatre plages d'ambient sont envoutantes et d'une profondeur insoupçonnée, on décèle ça et là des réminiscences de Boards of Canada (sur Ferry) mais en plus contemplatif.

Une totale réussite, dommage que ça soit si court !

A noter : l'ep est sortit sur le netlabel Passage, sub-division ambient du netlabel russe Fragment.

Monokle - Gray Sparks

Monokle - Brittle [Pass008 / Passage 2010]
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18.12.10 0 commentaires

Tsickompilation#001 / Techno, Deep House



Shivatronic nous avais concocté une sélection dub techno envoutante et hypnotique. Voici donc ma petite contribution.
Pour oublier le froid hivernal j'ai préparé une sélection tech/house aux accents deep voir downtempo qui vous redonnera du peps. Vautrez vous confortablement dans le canapé, play.
Laurent Garnier ou encore Sascha Funke vous berceront de leur mélancolie bienveillante. Un petit passage par Detroit se fait aussi sentir ça et là, sans oublier les passages clairement brûlants de Ame ou Stimming qui vous feront battre la mesure, toujours les yeux fermés.

Une pause détente aux rythmes variés, dont l'objectif est clair, l'évasion. A écouter le matin au réveil ou le soir pour décompresser.


1. Chateau Flight - Instant Replay
2. Thomas & Mayer - Uber Wiesen
3. Deepside - French
4. Laurent Garnier - City Sphere
5. Luciano - Ciboulette (Short Edit)
6. Stimming - The Kiss
7. Derrick Carter - The Hollow Clash of Marionettes
8. Ame - Enoi
9. Gabriel Ananda - Lamakova
10. Sascha Funke - Chemin des figons
11. I-Cube - Marmelade
12. Kenny Larkin - Tedra

Tsickompilation#001 / Techno, Deep House
13.12.10 7 commentaires

Boymerang - Balance of the Force [REG 13 CD / Regal Recordings 1997]


Il y a quelques temps je suis tombé sur une perle, Bark Psychosis. Un groupe qui avait une longueur d'avance sur son temps. Ils furent les premiers à sortir un disque qu'on classifierait aujourd'hui de Post-Rock. Malheureusement ce genre, avec le temps, est devenu un fourre-tout où une grande partie des groupes "hype" provenant de Mysapce sont amassés.
Avide d'en savoir plus j'ai commencé à creuser sur ce groupe et ses membres puis j'ai découvert que le leader, Graham Sutton, avait sorti quelques EP et un long format.

Balance Of The Force fut le seul album qu'il sorti. Impatient d'y jeter une oreille, je l'écoute aussitôt, gardant en tête les deux albums géniaux de Bark Psychosis.
Soul Beat Runna démarre dans un bruit de pas dans la neige puis une cymbale fait son apparition, passé la 1ère minute, un beat ravageur jailli.
Interrogatif je continue l'écoute, Mind Control est du même acabit, si ce n'est un côté indus que j'aurais plus attendu sur un opus de SpeedyJ.
Ok donc j’ai affaire à un disque différent de ce que j’attendais… pour mon plus grand plaisir !

Urban Space poursuit dans cette voix avec des petites touches Jazzy du plus bel effet.
La quatrième piste s'entête avec la D’n'B, glissant même vers le Breakcore. Tout à fait dans le genre de Venetian Snares. Un beat passé au hachoir, sur des nappes sombres et angoissantes.

De douces nappes débutent au milieu de toute cette agitation. A.C.I.D diffère des titres précédents et ce fait plus évasif.

Where It's At retroune vers le Dn'B, toujours accompagné de superbes nappes.
Puis vient Secret Life qui est la piste pour laquelle j'avais téléchargé l'album. Un rythme doux et apaisant. Le piano et les cuivres forment un tandem qui entraine l'auditeur dans une véritable léthargie. Un peu à la manière d'un certain duo Ecossais, le temps ralenti et on apprécie le moment.

Le réveil est brutal, Still, démarre en trombe. Les drums reprennent le pouvoir, Sutton a greffé quelques touches de djembe du plus bel effet ce qui donne un peu plus de piquant.
Lazarus clôt magnifiquement l'album, mélange d’ambient et de drums parfaitement dosé. C’est superbe, totalement maîtrisé.

Boymerang - Secret Life


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Boymerang - Balance of the Force [REG 13 CD / Regal Recordings 1997]
8.12.10 1 commentaires

Sebastien Bouchet - Fallen Angel [KOM 218 / Kompakt 2010]



Petite claque techno venue de Berlin ! Je connais pas bien le bonhomme, un français basé à Berlin. Il n'a sortit jusque là qu'une poignée d'EP, Fallen Angel sort ici sur Kompakt, une très grosse écurie, gage de qualité.

Tempestous commence sur une techno dark très réussie, bien rythmée et efficace. Pas besoin d'envoyer du bois pour faire mouche.
Vient Imbalance, plus métallique, le son est froid et sournois, les vocaux s'échappent ça et là. Les expérimentations bancales rendent le morceau insaisissable et vraiment très prenant.

Deux morceaux très typique du son de Berlin, puissant et précis. La sueur ruisselle de nos enceintes, on frissonne à l'écoute des ses vocaux inquiétants.

Le morceau titre arrive enfin, Fallen Angel est la touche 'Kompakt' de cet EP, et quelle touche !
Les guitares apparaissent sur un beat réglé au millimètre, les nappes sont deep. Et c'est partit pour 13 minutes intenses, on se délecte des notes distillées délicatement, ça vient et ça repart. C'est beau. Un vrai moment de bonheur, peut être un des meilleurs morceau de l'année !

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Sebastien Bouchet - Fallen Angel [KOM 218 / Kompakt 2010]
8.12.10 0 commentaires

Benbecula Records > Christmas Special - Final Sale Ever !!!


Le défunt label Benbecula vient d'annoncer ses toutes dernières ventes, pour l'occasion les prix sont bradés, 1£ la release !

Profitez en à ce prix là c'est donné, il y a quelques raretés dans le lot !

Christmas Special - Final Sale Ever !!!

5.12.10 0 commentaires

Planet Boelex - Suunta [#218 / Kahvi Collective 2007]




Le finlandais de Planet Boelex sort en 2007 un mini album gratuit (comme toutes ses productions), Suunta. Sortit sur le netlabel Kahvi Collective. Un mini album certes, mais qui n'a rien à envier à un long format !

Adepte d'une electronica mélodieuse, Planet Boelex laisse volontiers les nappes prendre le dessus, les envolées sont nombreuses sans jamais être tapageuses.

La structure des morceaux n'est pas si simple, il excelle dans l'art d'amener des mélodies qui font mouche au bon moment, c'est un architecte précis avec le coeur sur la main.

Les références sont là, l'IDM dit classique à été bien assimilé, le son n'est pas révolutionnaire mais il est clair qu'il se démarque de part sa qualité de production et de la touche de sensibilité qu'il ajoute.
Les titres s'enchainent avec fluidité en gardant une forte cohérence, propice à la rêverie.
Cependant, il faut bien admettre qu'un long format n'aurait pas été approprié, la répétition aurait inéluctable et l'ensemble aurait perdu de son intérêt.

Un joli disque d'IDM sans prise de tête, il vous cueillera dans votre sommeil à chaque fois. Une belle réussite, gratuite qui plus est !

Planet Boelex - Sisumies


Planet Boelex Official website

Planet Boelex - Suunta [#218 / Kahvi Collective 2007]
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7.11.10 3 commentaires

Can - Tago Mago [UAS 29 211/12 X / United Artists Records 1971]


Tago Mago à véritablement changé ma perception de la musique, c’est sans hésité l’album qui m’a le plus marqué, ma plus grosse claque c’est Can qui me l’a donnée.
Difficile donc de vous faire partager mon ressentis tellement c’est enfoui en moi.

Pour commencer Can est un groupe de rock allemand fondé en 1968, dès le début le groupe à choisit de jouer un rock psyché et progressif totalement barré. On est loin des Beatles donc.

L’enregistrement de l’album c’est fait d’une manière particulière. Holger Czukay le bassiste et chef d’orchestre du groupe à enregistré les longues jamsessions et à ensuite monté les morceaux, créant des structures hallucinantes et totalement novatrices.

Paperhouse ouvre l’album, la mélodie est lente et entêtante, très vite les guitares s’envolent et la rythmique s’accélère. Le jeu très répétitif du batteur est incroyable, ça part dans tout les sens, les montées sont spectaculaire et feraient danser les morts.
Mushroom est plus downtempo, Damo Suzuki crit et hurle au son des guitares et autres violons maltraités. Le morceau porte bien son nom, ce trip sous acid est… addictif !

Puis vient Oh Yeah, là encore tout est maîtrisé, le synthé joue de longues notes envoutantes, le rythme binaire est entrainant. A la moitié du morceau les guitares jusque là mesurées se lâchent enfin et l’on a droit à quelques solos de toute beauté portés par le génial batteur Jaki Liebezeit. Oh Yeah !!!

En trois morceaux on n’est déjà épuisé, tant de choses nouvelles à digérer, tout ici est une découverte.

C’est là que le groupe à décidé de vous assener un nouveau coup, celui qui vous laissera par terre. J’ai nommé Halleluhwah. Morceau de 18 minutes sans concessions qui ne laissera PERSONNE indemne.
Jaki Liebezeit délivre une rythmique binaire d’une régularité qui fait peur, notre homme était réputé pour être un véritable métronome. La ligne de basse gronde et bondie, Damo chante (crit plutôt) avec ses trippes. Irmin Schmidt injecte quelques sons chelou ça et là puis se met à jouer au synthé des notes saturées. On entend des percus sortis de nulle part, la batterie semble se dédoubler, tout ça dans les mains d’un seul homme. L’élément central du morceau est bel et bien la batterie, puissante et véloce, Liebezeit est un sorcier.
La structure du morceau est compliqué, ça monte ça descend sans jamais reproduire deux fois les mêmes motifs. Et pour cause, ce que vous écouter est l’enregistrement de longues improvisations studio sans aucun élément prévu à l’avance. C’est juste dingue de penser qu’un groupe puisse sortir un tel chef d’oeuvre comme ça d’un coup. Tout le long les rifs de guitares sont ahurissants, un régal. Le meilleur morceau rock de toute l’histoire sans aucun doute.

Aumgn (17min) et Peking O (11min) sont deux ovnis, le groupe s’affranchit de toutes limites et laisse place à l’exploration et l’expérimentation pure. Pas de mélodie à chercher ici. Les morceaux sont faits de collages en tout genre, percus, violons désaccordés, samples de voies indéfinissables (dans des langues tout droit sortient de leurs esprits tordus), cris, echos…
Les changements de rythmes sont incessants, ça me fait parfois pensé à Tortoise (morceau Djed notament).
C’est franchement flippant, une descente en enfer comme rarement j’en ai entendu.
Passionnant et totalement inattendu. A ne pas mettre entre toutes les oreilles. Un trip avant-gardiste qui touche au génie. Le groupe est totalement débridé, plus aucune barrière ne les arrêtent, on a vraiment le sentiment d’entendre les dernières notes de musique de l’humanité avant sa disparition. C’est tragique mais terriblement intriguant.

Comme un pied de nez, l’album se clôt (double, vous l’aurez compris vu la durée des morceaux) sur Bring Me Coffee or Tea, ballade aux accents folk bien plus facile d’écoute. Une sucrerie savoureuse qui sent bon l’orient, le sitar et les percus ni sont surement pas pour rien.

Fait remarquable, l’album a été enregistré sur un deux pistes, au vu du nombre d’instruments et de la complexité impensable des morceaux, vous visualisez surement le tour de force que ça représente.

Tago Mago est mystique, dense et insaisissable. Vous vous y perdrez sans cesse même après de longues heures d’écoute, ce disque est une source de mystère inépuisable.

Can - Paperhouse (live version, 1971)


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Can - Tago Mago [UAS 29 211/12 X / United Artists Records 1971]
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1.11.10 1 commentaires

Various - Ambient Auras Diverse Dimensions In Ambient Dub [CDRAID 519 / Rumour Records 1994]


Les compiles dites IDM, Ambient Techno ou encore Ambient Dub sont sorties à la pelle dans les années 90’s, c’est à mon avis un des meilleurs moyen de découvrir de nouveaux artistes et souvent quelques véritables pépites. Evidemment il faut faire le tri et ne se pencher que sur les compiles qui ne sont pas qu’un simple remplissage sorties à la va vite sur un label désireux de rentrer dans ses frais le plus rapidement possible.

Je suis donc tombé sur Ambient Auras - Diverse Dimensions In Ambient Dub qui regroupe quelques noms bien connus et d’autres qui le sont moins. Une diversité qui m’a attiré de suite.

Toujours quelques morceaux phares d’Aphex, Biosphere, HIA qui sont toujours un délice et qui n’ont pas du tout vieillit.

J’ai repéré Neuro Project et son morceau Lovechile avec ses accents dub qui aurait put figuré sur Spanners des Black Dog.
Centuras et se long morceau d’ambient très oriental, Tokyo. Un délice.
Les derniers morceaux sont plus marqués dub.
On a même le droit à un passage vraiment chillout avec le groupe Centry Meets Music Family.

Vous trouverez forcément un morceau que vous aimerez, de belles découvertes !

Neuro Project - Lovechile'


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Various - Ambient Auras Diverse Dimensions In Ambient Dub [CDRAID 519 / Rumour Records 1994]
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27.10.10 4 commentaires

The Higher Intelligence Agency - Colour Reform [HIACD2 / Beyond 1994]


The Higher Intelligence Agency (HIA) à commandé une flopée de remixes à la suite de leur fabuleux premier album Colourform. L’album, qui est aujourd’hui devenu un classique, était un bijou d’ambient dub, une techno hypnotique et vaporeuse de toute beauté.

A Positive Life à garder la même recette pour son remix de Universal Entity. Le rythme est lent et l’on se laisse très vite aller au son des nappes langoureuses et des blips électroniques qui semblent flottés, sans contraintes.

Autechre nous livre ensuite sa version de Convoid Tone, renommée ici Speech3. En pleine période Amber / Garbage, le groupe nous gratifie donc d’une version géniale dans la droite lignée de leurs travaux de l’époque. Les notent s’allongent, la texture est reconnaissable entre mille, c’est aérien et terriblement addictif. Juste superbe.

Speedlearn revu par The Irresistible Force, ça donne un trip ambient dub voir tribal hallucinant. Les percus donnent cette couleur psyché à la FSOL.
Puis vient Alpha 1999 cette fois ci laissé aux mains de Pentatonik. Une techno groovy très ambient avec ce petit côté acid typique de HIA.


The Higher Intelligence Agency - Speech3 (Conoid Tone Reformed By Autechre)


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The Higher Intelligence Agency - Colour Reform [HIACD2 / Beyond 1994]
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