30.3.10 0 commentaires

Loscil - Endless Falls [krank 141 / Kranky 2010]

Endless Fall porte bien son nom, une descente sans fin non pas en enfer mais plutôt dans un monde primaire qui recèlerait les origines de la vie.

Le canadien à construit son album de façon à ce que chaque morceau attire un peu plus l'auditeur dans un état méditatif. Ainsi le morceau Endless Fall ouvre l'album au son de la pluie pour nous immerger immédiatement dans cette atmosphère paisible et lancinante. Les violons sont majestueux et laissent sans voie.

Sur Estuarine le piano bat la mesure lentement, puis quelques accents dub surviennent très discrètement.Les nappes sont d'une clarté parfaite, la profondeur et la longueur des notes rappel fortement Biosphere.
Showers Of Ink en est l'exemple parfait, les nappes se chevauchent sans accrocs, ça parait naturel et évident comme si les lois de la nature étaient ici appliquées.

The Making Of Grief Point conclut sur un monument d'ambient, neuf minutes intense sur lesquelles Daniel Bejar se laisse aller au gré de son imagination, sa voie devient hypnotique, son phrasé s'infiltre dans notre esprit. Lorsque les derniers mots nous parviennent, la nature reprend ses droits et le disque prend fin sur la même pluie du début. Ainsi la boucle est bouclée et le cycle naturel continu...

Un disque parfait de bout en bout qui mérite qu'on lui accorde autant de crédit que les meilleurs albums de Biosphere.

Loscil - Estuarine


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Loscil - Endless Falls [krank 141 / Kranky 2010]
29.3.10 1 commentaires

Sparklehorse + Fennesz - In The Fishtank 15 [FISH 15 / Konkurent 2009]

Ce post n'est pas à proprement parlé une chronique, plus un hommage. Un hommage à Mark Linkous, tête pensante du groupe Sparklehorse, qui s'est suicidé au début du mois.
Son oeuvre est éloignée du thème principal de ce blog cependant je crois que nos lecteurs sont susceptible d'être touchés par ses créations, même avec des approches musicales différentes.

Mark Linkous était un musicien touche à tout, vraiment doué, son talent fut malheureusement rongé par un état dépressif chronique. C'est pour cette raison que sur ses albums se côtoient le meilleur comme le pire.
Ses consommations élevé d'antidépresseurs avait bien failli l'achever courant 96. C'est à cette époque qu'il créa Sparklehorse avec Scott Minor, 2 ans plus tard ils sortirent le très bon Good Morning Spider.
Pourtant le meilleur album, publié en 2001, reste It's a Wonderful Life.
Après une nouvelle dépression en 2006, Dreamt For Light Years In the Belly of a Mountain a vu le jour, un cran en dessous des deux albums précédents.

L'année dernière ô combien fut ma surprise lorsque j'ai vu que Sparklehorse et Fennesz avaient répondu à l'invitation de In The Fishtank 15ème du nom. Cette initiative du label Hollandais Konkurent consiste à regrouper deux artistes ou groupe durant un week-end et de les laisser composer sans aucune règle. On peut par exemple cité Tortoise ou encore Sonic Youth...

J'espère vous avoir fait découvrir cet artiste, à vous de vous faire votre propre opinion.

L'album ici présent est totalement expérimental, les multiples couches superposées forment des morceaux hors normes, pleins d'aspérités. A réserver aux initiés.

Sparklehorse + Fennesz - Music Box Of Snakes


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Sparklehorse + Fennesz - In The Fishtank 15 [FISH 15 / Konkurent 2009]
29.3.10 2 commentaires

Signer - Low Light Dreams [Involve 10/ 2002]

Om

Signer nous offre une Ambient Electronica intimiste et méditative aux forts accents de Dub Techno nordique à la mélancolie de banquise dérivante... Pourtant Bevan Smith est néo zélandais, ce qui donne peut-être cette touche intéressante au genre parfois ennuyeux. Sous le pseudo d'Aspen il produit une fusion indie et electronica cataleptique qui résonne d'ailleurs encore dans ce deuxième album de Signer : Low Light Dreams.
Visitez son label Involve ici http://www.involve.co.nz

1 Light Fails Me 3:37
2 Building Memories Without You 6:15
3 Grosse Strasse 8:34
4 Detached Under Buildings 7:31
5 Interior Dub 6:05
6 Dreaming About Making Music To Dream To 4:34
7 Our Home 4:27
8 Night Is Blurred 6:25
9 Post Obsession 6.35

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Signer - Low Light Dreams [Involve 10/ 2002]
25.3.10 2 commentaires

Exillon - It's OK To Dance [adn 86 / Ad Noiseam 2008]

Je croyais que Richard et ses Analord avait poussé à bout la 303, que l'on ne pouvait plus rien apporter de plus.
C'était sous estimer cet instrument, que dis-je, ce monolithe, cette pierre angulaire, mère de la musique électronique.

Ne vous attendez pas à une révolution, Exillon délivre ici un album crée à la 303 dansant et acid, en soi rien de neuf.
Cependant le résultat vaut son pesant de cacahuète, certains titres comme Hairyback Acid ou Rockmoss, sont très agréable à écouter.

D'autre titres plus linéaires mon réellement surpris, Office Work et Tactile entre autre, les beats old'school habituels de la 303 sont mis au second plan pour insister sur le rythme même, ce qui débouche sur des pistes quasiment dansantes.

Exillon a sut jouer de notre corde sensible en jonglant avec les beats acid de la 303, tout en ajoutant sa petite touche personnelle qui donne une envergure inattendue a cet album.

Jetez aussi un coup d'oeil sur le clip Spheres Of Fury du duo Exillon/Hecq, sublime mais très dérangeant.

Exillon - Darkassid


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Exillon - It's OK To Dance [adn 86 / Ad Noiseam 2008]
22.3.10 0 commentaires

Monoceros - Tales For Silent Nights [inr001 / Imaginary Nonexistent Records 2007]

Monoceros est l'un des projets de l'espagnol Joan Malé, il reprend son pseudo favoris pour ce Tales For Silent Nights.

Tel un orfèvre, Monoceros construit ses morceaux méticuleusement, les nappes sont vaporeuses et réconfortantes, les mélodies aériennes, presque enfantines. Le cheminement est intelligent et astucieusement camouflé, la difficulté de l'album n'est donc pas flagrante à la première écoute, ce qui laisse à l'auditeur une part de mystère qu'il découvre à chaque écoute.

La palette de son utilisée est ingénieuse et remplie entièrement l'espace sonore. Ainsi les cliquetis électriques évoluent librement dans cet espace en apesanteur qui appel à nos souvenirs et notre subconscient.
Les moments de contemplations sont savamment enchainés avec les excursions plus minimalistes, ont écoute sans peine un album plus tortueux qu'il n'y parait.

L'atmosphère très intimiste de l'album est rassurante et permet de nous laisser aller à nos pensées. Les fresques sonores mélanges les textures et créés un parallèle entre modernité et mélancolie, l'imaginaire ce met alors en route et semble décuplé.

Monoceros - Off (Tales)


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Monoceros - Tales For Silent Nights [inr001 / Imaginary Nonexistent Records 2007]
(Mirror)
18.3.10 0 commentaires

Artificiel (Vol.1) modern french electronic(a)



(no jacket available)

OM

Artificiel est une émission de radio hebdomadaire dédiée aux musiques modernes, notamment électroniques. Elle est diffusée tous les mardis (20h30-21h30) sur les ondes de Radio Campus Toulouse, 94 mhz.fm (http://artificielradio.free.fr/).
Streaming: www.campusfm.fr

La programmation mêle autant des artistes déjà signés que d'autres qui ne le sont pas (encore), ces derniers étant invités à faire parvenir leurs créations sonores. Au terme de l'année 2001-2002, une compilation a vu le jour regroupant une sélection des titres inédits les plus intéressants.
Sur ce lien http://artificielradio.free.fr/Artificiel_LP.htm, les titres de la compile en streaming, avec un diapo des artistes.

Au menu de l'abstract hop, harsh ou jazzy, de l'electronica mélodieuse ou bien dark en passant par la techno minimale expérimentale, une compile de french touch absolument not house! Les talents sont près de chez nous...

VA - Artificiel (Vol.1) modern french electronic(a) -Artificiel 2002
17.3.10 2 commentaires

Venetian Snares - Rossz Csillag Alatt Született [ZIQ111CD / Planet Mu 2005]


Qu’on ce le dise, il y a bien un avant et un après Rossz Csillag Alatt Szuletett. C’est simple, le Breakcore/Drill’n’Bass est ici a son apogée, la perfection n’a jamais été aussi proche. Le canadien Aaron Funk prend de l’avance et révolutionne le genre.

Je ne suis pas un fervent adepte des beats retords et vrillés balancés à une vitesse d’exécution ahurissante mais là ce disque est différent, intelligent et mystique.

Venetian Snares décide d’ajouter toute une batterie d’instruments classique à sa musique, ainsi on y entend des violons, du piano et d’autres encore. Chose incroyable les plages instrumentales sont dignes des plus grands orchestres philharmoniques, la qualité des arrangements touche du génie.

Les drums glacials et tranchants sont sauvages et féroces mais se marient parfaitement aux instruments acoustiques qui laissent place à la tristesse et la mélancolie. Ce mélange des genres s’avère être finalement assez naturel et accentue l’effet cinématographique de la musique. Certains passages sont dantesques voir apocalyptiques, il faut l’entendre pour le croire !

Venetian Snares signe ici son meilleur album, la musique classique est déconstruite par les machines, l’orchestre fait de chair et de métal fonctionne à merveille suivant un mécanisme sans faille.

Venetian Snares - Hajnal

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Venetian Snares - Rossz Csillag Alatt Született [ZIQ111CD / Planet Mu 2005]

14.3.10 3 commentaires

Matthew Dear - Asa Breed [GI-65 / Ghostly International 2007]

 C'est bien simple, en 2007 je ne connaissais Matthew Dear que sous son étiquette minimal-techno. Sans grand enthousiasme je lance donc le disque sans trop y prêter attention. A ma plus grande surprise je me surprends a tendre l'oreille dès les premières notes de l'album ! 

Pas de beat binaire, pas de montées acids, rien ! A la place Matthew Dear me propose une electronica hybride mêlant sans complexe la techno, la pop, le funk, le rock et bien d'autres encore !

Encore plus étonnant, Matthew chante sur une bonne partie des morceaux, sa voie grave est intrigante et se pose magnifiquement sur les instrumentaux millimétrés et pleins de finesse.
L'album est incroyablement cohérent, cette pop électrifiée et clairement expérimentale est totalement maitrisée, quel kiff !

Sur Neighborhoods, Matthew installe un rythme bondissant et joviale qui ne laisse aucun doute sur le beat master qu'il est. Sur le morceau d'après, Deserter, il propose une electronica downtempo plutôt planante.

Sa capacitié à exceller dans tout les genre est déstabilisante, d'une minimal sombre sur Will Gravity Win Tonight on passe à une ballade à la guitare sur Give Me More.
Asa Breed est le résultat d'une réflexion intense sur la musique en générale, les barrières explosent, la musique électronique est digérée et utilisée intelligemment. Les genres n'ont plus d'importance, ici rien n'est identifiable, l'essence même de la musique se suffit à elle même.

Vous l'aurez compris pour moi cet album est un chef d'œuvre qui me laisse pantois à chaque écoute.Depuis ce début d'année beaucoup de classements inondent la toile, l'un des plus populaire est celui des "meilleurs albums de la décennie", et bien c'est une évidence que ce Asa Breed arriverait dans mon top 5.

Matthew Dear - Fleece On Brain

Matthew Dear - Elementary Lover


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Matthew Dear - Asa Breed [GI-65 / Ghostly International 2007]

1.3.10 2 commentaires

Sense - Learning To Be [U-Cover 015CD / U-Cover 2003]

Après le fameux A View From a Vulnerable Place, Sense enchaine avec Learning to be.

Les harmonies sont toujours aussi subtiles et mélancoliques. Encore une fois, Sense fait preuve d’une réelle maitrise, jouant avec les sons pour créer des soundscapes sublimes et apaisés. Entre IDM et Ambient, Learning To Be fait preuve d’une remarquable cohérence et ne recèle aucun temps morts.

La pochette retranscrit parfaitement la musique. Sense observe le fourmillement de la ville qui s'apprête à plonger dans la nuit. Sereinement il déploie ses mélodies sous le soleil couchant, attendant que le scintillement des étoiles vienne bercer son sommeil.

Une suite forte agréable qui n’a pas la prétention de révolutionner le genre mais qui restera sans aucun doute sur le haut de votre pile de cds pendant de longs mois.

Sense - Mashetics


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Sense - Learning To Be [U-Cover 015CD / U-Cover 2003]