23.8.10 3 commentaires

Audiokonstrukte - City Echoes [FUR 001 / Fürni 2010]



Comme à chaque fois que je traverse la manche, je ramène dans mes valises quelques vinyles/cds, ce coup ci j’ai trouvé une pépite au hasard de mes recherches dans les bacs (un poil bordéliques) de Berwick Street.

J’ai d’abord été attiré par la pochette, une ville illuminée dans la nuit noire. Puis j’ai remarqué la petite étiquette collée sur le plastique sur laquelle était écrit les mots suivant : ambient music, IDM, chill-out… Le genre de truc qui ne me fait pas hésiter longtemps, ni une ni deux je lâche donc quelques pounds au vendeur qui semble faire la gueule (vu le marché du disque/vinyle, il a de quoi, son job ne tient surement qu’a un fil).

De retour en France je lance la lecture, les premières notes de synthé sont très mélancoliques, presque trop, ça m’intrigue. Puis le beat arrive, plutôt chaud et bien rythmé. Décidément un drôle de mélange mais qui n’est pas pour me déplaire.

La lecture continue pendant que je me décide à chercher quelques infos sur Audio Konstrukte, inconnu au bataillon, je me dis que c’est surement un allemand à la discographie longue comme le bras…
Tout faux, Audio Konstrukte sort ici sont premier album. Je suis sur le cul, faut bien admettre que le son est mixé à la perfection, on est loin d’un simple essai. L’atmosphère nocturne déploie ses longues nappes. Ici pas de déstructuration, les accents dub sont omniprésents, les synthés sont millimétrés et les mélodies simples et envoutantes.

L’allemand a pioché dans l’IDM anglais, cherchant à ne garder que l’essentiel, la mélancolie et la texture ‘warpienne’, mais surtout il a gardé le minimalisme allemand, l’héritage de Basic Chanel est clairement visible. Sans parlé des passages d’ambient techno hypnotique à la Monolake.

Le mariage de toutes ces influences est inhabituel, cet IDM dubbisé est une merveille, rarement j’ai entendu un tel résultat. La ville plongée dans la nuit que l’on aperçoit sur la pochette se dévoile au fur et à mesure. La nuit finie par se réchauffée jusqu’à devenir une douce nuit d’été, calme et apaisée.


Audiokonstrukte - Karmakoma


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Audiokonstrukte - City Echoes [FUR 001 / Fürni 2010]
18.8.10 0 commentaires

DJ Shadow - Endtroducing..... [MW059CD / Mo Wax 1996]


Entroducing à fait grand bruit à sa sortie et reste à ce jour l’un des albums les plus marquants de la musique moderne (et urbaine). Dj Shadow à en effet posé les bases de ce qu’on appellera l’abstract hip-hop, le disque reste encore aujourd’hui une référence inégalée.
Véritable visionnaire, l’américain a composé ses morceaux en utilisant uniquement des samples (un fait d’arme qui permettra à l’album de rentrer dans le guiness book). Avec pour matière première des samples venus de toutes parts, DJ Shadow a mélangé toute la musique qu’il aime pour concocter un son nouveau. Les influences sont multiples, jazz, blues, funk, rock et bien sur hip-hop.

Ce qui surprend c’est l’homogénéité des morceaux, tout y est millimétré, rien à voir donc avec un mash up bordélique sur lequel les samples sont superposés maladroitement. Ici chaque instrument samplé est agencé de sorte que l’on ne puisse plus en distinguer la source.

Les éléments imbriqués froment un trip-hop mélancolique, jazzy et d’une musicalité sans précédent. Le groovy Changeling nous berce gentiment tandis que Stem nous embarque dans une symphonie ahurissante.
Midnight In a perfect World transpire la mélancolie, une véritable ballade nocturne rythmée par un beat hip-hop sortit d’outre tombe.

La profusion de sons de tout les univers musicaux est incroyable, tout est cohérent semble couler de source. L’énorme travail de sampling en amont, les centaines d’heures de mixage, tout ici est hors norme. Josh Davis a réalisé un travail d’orfèvre dont j’ai encore du mal à imaginer la complexité, la patience du bonhomme doit être inépuisable.

Un classique absolu, d’une technicité incomparable, plus d’un s’est essayé à repérer chacun des samples utilisés, inutile de préciser que la tâche est ardue voire impossible. Flying Lotus, Amon Tobin, et bien d'autres se sont inspirés de cet album, c'est ici que tout à commencé...


Dj Shadow - Building Steam With A Grain Of Salt


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Luke Slater @ Rockit Festival 2010


Le dj set dévastateur de Luke Slater au Rockit Festival. Comme d'habitude, il envoi du bois, le beat est énorme, les morceaux sont d'une violence folle, bref un dj set parfait pour se défouler.

Cette techno industrielle est brute et puissante tout en étant parfaitement réalisée techniquement. 

Régalez vous ;)

Luke Slater @ Rockit Festival 2010

8.8.10 0 commentaires

Martin Schulte - Odysseia [LANT005 / Lantern 2009]



Cela faisait longtemps qu'un album plutôt typé Techno ne m'avait autant captivé.
Martin Schulte nous a concocté un album croisant plusieurs genres.
L'album ressemble beaucoup au travail de Stephen Hitchell/Intrusion.

Les pistes sont étouffées sous cette ambiance lugubre, des nappes lointaines résonnant contre le beat hypnotique légèrement Dub.

Au fur et à mesure que les minutes défilent, cette techno traditionnelle avec un beat régulier omniprésent est placée en arrière plan, il est supplanté par les nappes qui commence à envahir les titres.

Cet album possède un côté exotique et aérien de très bonne augure en ces longs jours d'été.

Martin Schulte - Nautical


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Ruxpin - Where Do We Float From Here? [CATMD175 / n5MD 2010]



L'Islandais Jónas Thor Gudmundsson continue son chemin et nous propose donc Where Do We Float From Here?. Il ne change pas de recette, son IDM est toujours savoureuse et facile d'accès. Les mélodies flottent sur un nuage de nappes vaporeuses, le tout est bien évidemment soutenu par les immanquables beats à l’architecture diverse et variée.

Vous l'aurez compris, il ne révolutionne pas le genre, les ficelles sont grosses et franchement usées mais elles sont suffisamment bien nouées pour que l'on s'attarde sur ce disque. Les ballades glaciales au cœur des glaciers islandais sont toujours d'agréables moments remplis d'émotions, on distingue aussi quelques accents techno ça et là.

Un album de bonne facture qui recèle de bons moments. L'influence des pionniers du genre est omniprésente, les boulimiques d'IDM y trouveront leur compte (j'en fais partis), ceux qui cherche un son plus novateur passeront leur chemin.

Ruxpin - Those Angel Wings Look Comfortable


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