27.10.10 4 commentaires

The Higher Intelligence Agency - Colour Reform [HIACD2 / Beyond 1994]


The Higher Intelligence Agency (HIA) à commandé une flopée de remixes à la suite de leur fabuleux premier album Colourform. L’album, qui est aujourd’hui devenu un classique, était un bijou d’ambient dub, une techno hypnotique et vaporeuse de toute beauté.

A Positive Life à garder la même recette pour son remix de Universal Entity. Le rythme est lent et l’on se laisse très vite aller au son des nappes langoureuses et des blips électroniques qui semblent flottés, sans contraintes.

Autechre nous livre ensuite sa version de Convoid Tone, renommée ici Speech3. En pleine période Amber / Garbage, le groupe nous gratifie donc d’une version géniale dans la droite lignée de leurs travaux de l’époque. Les notent s’allongent, la texture est reconnaissable entre mille, c’est aérien et terriblement addictif. Juste superbe.

Speedlearn revu par The Irresistible Force, ça donne un trip ambient dub voir tribal hallucinant. Les percus donnent cette couleur psyché à la FSOL.
Puis vient Alpha 1999 cette fois ci laissé aux mains de Pentatonik. Une techno groovy très ambient avec ce petit côté acid typique de HIA.


The Higher Intelligence Agency - Speech3 (Conoid Tone Reformed By Autechre)


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The Higher Intelligence Agency - Colour Reform [HIACD2 / Beyond 1994]
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26.10.10 1 commentaires

UR Presents Galaxy 2 Galaxy - A Hitech Jazz Compilation [SUBCD-3010-2 / Submerge 2005]


A Hi-Tech Jazz Compilation. Et bien voilà vous avez compris le concept…
Au début des 90’s après avoir lancé son label UR, Mad Mike eu envie de créer un nouveau son, une musique qui serait bien plus que de la techno. Il voulait créer un jazz nouveau, il voulait jouer du jazz avec ses machines. Avec l’aide plusieurs de ses compères il enregistra donc un EP sous le nom de Galaxy 2 Galaxy en 93, le Hi-Tech Jazz était né.

Mad Mike utilise donc tous les instruments qu’il connait, synthés, piano, cuivres, basse. Le résultat est époustouflant, la soul est omniprésente, les machines distillent leurs beats et autres montées acides sans jamais bousculer les arrangements minutieux des compositions. Mad Mike est avant tout un musicien de studio comme beaucoup des artistes présents sur le label, c’est sans aucun doute ce qui lui à permit de scénariser à ce point sa techno, la rendre plus juste.

Les atmosphères sont parfois très sombre, très inspirées de la science fiction (d’où le nom du groupe), l’influence de Kraftwerk est souvent très clairement visible. Mais avant tout, cette musique pousse à l’abandon, on se délecte dans cette deep techno qui n’aura jamais été aussi proche de la soul.

Ce premier EP sortit en 93 sous le nom de Galaxy 2 Galaxy a véritablement marqué un tournant au sein du label UR. La musique produit par les artistes d’UR s’affirme de plus en plus, leur techno n’a plus aucune attache, ils ont créé le son UR.
Sur cette compile, Mad Mike à donc sélectionné les EPs qui ont marqués ce changement. Le pseudo Galaxy 2 Galaxy qui n’avait plus été utilisé depuis ce fameux premier Ep à donc été logiquement ressortit et permet de réunir les artistes ayant participés au fondement de ce nouveau son au sein du label.

Le morceau qui représente le mieux le son UR selon moi est Journey Of The Dragons. Les synthés sont incroyables, délivrant leurs notes saccadées et leurs nappes langoureuses. La basse est savamment distillée, tout est orchestré de main de maître pour maintenir cette sensation d’évasion. On notera au passage que Juan Atkins à participé au mixage du morceau, peut être est ce pour cela que l’on à l’impression de touché aux origines…
Journey Of The Dragons correspond avec exactitude à l’idée que je me fais de la techno, simple envoutante et sans extravagance. La perfection n’existe pas mais là quand même il y a de quoi en douter !

Detroit fait partit de l’équation c’est indéniable, le collectif d’artistes réuni sous la bannière UR lui donne de la voie, la ville s’exprime à travers leur musique. La ville est le personnage central du label, ce son indéfinissable, cette variable mystérieuse qui change tout, c’est Detroit.




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UR Presents Galaxy 2 Galaxy - A Hitech Jazz Compilation [SUBCD-3010-2 / Submerge 2005] Part 1(mirror)
UR Presents Galaxy 2 Galaxy - A Hitech Jazz Compilation [SUBCD-3010-2 / Submerge 2005] Part 2(mirror)
12.10.10 1 commentaires

Proem - Enough Conflict [CATMD179 / n5MD 2010]



Après un essai dark ambient sur Till There's No Breath l’an dernier, Proem revient à un son qu’il affectionne et qui semble inexorablement le ramener vers des chemins qu’il connait bien. Vous l’aurez compris Proem is back et pas qu’un peu ! Sa musique est toujours très reconnaissable, très ‘digitale’, les mélodies sont omniprésentes, le travail sur les drums est pointu et sinueux.

Deep Sleeping Birds annonce direct la couleur, et elle est plutôt sombre. La basse vrombie, le beat est insaisissable, les synthés distribuent de longues notes angoissantes et menaçantes. Une totale réussite, Bailey à sut garder cette atmosphère pesante du derniers opus. Les premiers morceaux sont donc très flippants et agressifs, ça déconne pas.

Puis vient ce qui est pour moi une des grandes réussites de l’album voir un des meilleurs morceaux de Proem tout court. Jiittirrrrriii. L’intro est superbe, la mélodie semble en apesanteur posée sur des nappes fragiles, les drums sont secs et discrets. Puis à mi parcours entre en jeu un synthé plus enlevé et les percussions se font plus entreprenantes, le track change d’atmosphère ! Epic !
Les dernières secondes se font de nouveau plus calmes et les notes glissent doucement jusqu’au silence.

La suite de l’album se fait moins sombre et laisse peu à peu la chaleur revenir, une lumière tamisée s’installe, rassurante sans pour autant être exaltante.

Les morceaux se font plus lent, le très aérien Seafaring Velvet Waltz ou Enought Conflict plus terre à terre. Kalimba Jam est une véritable poésie électronique, les notes cristallines sont fragiles et pleines d’émotions.

Les envolées barrées et incontrôlables du début ont disparues, la mélancolie à pris le dessus. Sur A Short Bit Before You Go, Proem joue sur la corde sensible et nous prend aux larmes.

Sur cet album Proem à élargit sa palette sans perdre en cohérence. Les afficionados des programmations pointues et véloces seront comblés tout comme ceux qui préfère une musique plus cérébrale et pensive. Enough Conflict regorge de pépites, chacun y trouvera son compte.
Force est de constater que Proem se bonifie avec le temps, ça maîtrise technique fait plaisir à entendre, aucune faute de goût ici ! Pour ceux qui en douteraient encore, ce disque est sans doute en passe de détrôner le fameux Socially Inept.

Proem - Seafaring Velvet Waltz


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Proem - Enough Conflict [CATMD179 / n5MD 2010]
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5.10.10 3 commentaires

One Self - Children Of Possibility [ZENCD 94 / Ninja Tune 2005]


Derrière One Self se cache en réalité un trio. Dj Vadim est aux manettes, rein que ça. Il est accompagné du MC américain Blu Rum 13 et de la chanteuse suédoise Yarah Bravo.
Le projet est venu sur le tard, suite à une tourné américaine qui les a fait se rencontrer.

Je ne suis pas un habitué du hip-hop, alors quand un de mes collègues m'a parlé de One Self j'ai hésité à prendre l'album qu'il me tendait. J'ai finalement pressé le bouton play et je me suis plongé dans un style que je ne connais que trop peu.
Comment vous décrire la claque que j'ai prise dès les premières secondes de Fear The Labour ! Le sitar ouvre le bal sur un beat fait de percussions sèches, sans parler de la basse puissante. Blu Rum lance son flow délié et sans ai finit de mes craintes, cet album est fait pour moi.

Puis vient Be Your Own avec son beat minimaliste mais terriblement efficace, Bravo et Blu Rum entament une battle sur ce rythme bancale, ça groove sévère !
Le très trip-hop Bluebird est un must have, la basse est toujours aussi présente, la voie de Yarah Bravo est délicieuse.

Toujours très porté sur l'expérimentation, DJ Vadim nous fait une démonstration et garde un groove tendu sur tout l'album, même sur le très downtempo SD2, instrumental barré avec ses synthés vintages et sa deuxième partie tribale !


Paranoid revient à un hip-hop puissant, les violons sont triturés et servent une rythmique plus abrupte. L'album se clôt sur Unfamiliar Places, très deep et mélancolique qui lorgne vers la soul.

Children Of Possibility est plus qu'un album hip-hop, c'est un véritable metling pot culturel, les accents orientaux alternent avec les passages jazzy et mélancoliques sans parler des broken beats de haute volée totalement hybrides. Dj Vadim à sût varier les exercices de styles intelligemment et éviter les répétitions. Très loin des règles du genre, ce disque est d'une richesse incroyable. On est très loin du hip-hop tapageur et fadasse omniprésent qui à parasité la vision que je me faisais du hip-hop.

Depuis, je me suis penché sur The Herbaliser (toujours sur les conseils du même collègue, que je ne remercierais jamais assez) et d'autres réjouissances du même genre, le hip-hop et ses dérivés entre dans ma cdthèque par des chemins détournés, lentement mais surement.

One Self - Fear The Labour


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One Self - Children Of Possibility [ZENCD 94 / Ninja Tune 2005]
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