19.12.11 5 commentaires

18ème Boudoir, "L'ivresse du plaisir" EP

Om
Une musique intimiste, feutrée, avec un soupçon d'obscurité dans la mélancolie éthérée… A écouter tranquille chez soi, la lumière apaisée, l'esprit calme dans la nuit lorsque le monde dort. Malgré les "clichés" de cette description, c'est un peu ce qui vient à l'idée pour chroniquer synthétiquement ce petit EP délicat de Philippe Lechat et Jaques Vautier. Sorti sur l'excellent Net-Label français Entropy records qui nous offre d'excellentes sorties Dub-Techno et autres ambiances plus sous-terraines, 18ème Boudoir, "L'ivresse du plaisir" mêle piano, ambiance, nappes et mélodies d'une manière subtile et réussie, qui respirent une vraie maîtrise.

1-Automnal 4:04
2-Melody Nebula 5:00
3-Chaleur Moite 4:07
4-Trouble 9:04
5- Orbite Institut 5:35

Et pour compléter ce trop court bon moment, je vous propose de compléter la liste avec la compile gratuite Aftermath of a quantum nature
sur le label ad21music. Il y a en effet quelques tracks "modern classical" tout à fait en accord avec 18ème Boudoir qui se trouvent parmi des morceaux plus dark ambiant/drone de bonne facture…. (notamment Ran Kirlian)

Acheter 18ème Boudoir - L'ivresse du plaisir

18ème Boudoir - L'ivresse du plaisir (EF.0022F / Entropy Rcds -2011)



27.11.11 4 commentaires

Various - Did You See [foc361cd / deFocus 2001]


Ce que j'aime dans une compile c'est qu'elle soit cohérente et qu'elle développe une image sonore sans creux, j'entends par là qu'elle doit pouvoir s'écouter comme un album studio avec un concept unique.

L'IDM est un genre qui se prête bien à l'exercice puisque c'est une musique très immersive. De ce fait un nombre incalculable de compilations sont sorties dans les années 90's et début des 00's, certaines sur de grosses écuries et d'autres sur de tout petits labels comme ici pour la compile Did you see?

Le défunt label deFocus a vu défiler quelques noms qui nous sont familiers parmi lesquels CiM, Lackluster, Esem...

La compile démarre sur le génial Starcell Uk de Lackluster, une electronica mélodique aux superbes harmonies.
Entre chaque morceau des petites interludes sont insérées, toutes réalisées par CiM. Ces courtes pistes sont un régal, une deep house atmosphérique de toute beauté, comme si Mad Mike se mettait à l'IDM (ouai c'est tiré par les cheveux mais c'est ce qui me vient tout de suite à l'esprit), c'est vraiment trop court !
Je dirais mêmes que ce sont ces intervalles qui m'ont le plus plu dans la compile.

+One apporte sa pierre à l'édifice, son titre Shao est superbe, là encore l'accent est mit sur la mélodie et l'ambiance sereine qui remplie tout l'espace sonore.
John Tejada signe un des meilleurs morceaux, Disappear est un track downtempo très electro et deep, un son original qui sort de l'ordinaire.
CiM, omniprésent sur la compile, apporte vraiment sa patte à l'ensemble. Le morceau First est typique, un son métallique, une rythmique ample, des nappes qui s'élèvent sans fin, une ligne mélodique simple et minimaliste.

Esem ferme la marche sur Preledd morceau à la construction maligne et inventive. La mélodie y est sinueuse et insaisissable, soudain tout se met en place et l'on est subjugué par la profondeur de cette musique.

Vraiment une bonne trouvaille cette compilation !

CiM - First


Acheter l'album

Various - Did You See [foc361cd / deFocus 2001]
12.11.11 0 commentaires

Kettel – Through Friendly Waters [SO 001 / Sending Orbs 2005]


Kettel est connu pour sa marque de fabrique particulière, pas novatrice mais toujours payante. A savoir une electronica mélodique et sautillante, entre joie et mélancolie. Une recette bien connue d'Aphex Twin.

Alors comment se démarquer me direz vous ? Et bien Kettel sort du lot de part ses qualités musicales, c'est un véritable compositeur qui emboite les mélodies les unes sur les autres avec maestria.
Sa musique est basé quasiment entièrement sur des boucles mélodiques qui se superposent, le beat est ici secondaire bien qu'indispensable (et très bien travaillé aussi).

L'aspect folk et acoustique du disque est accentué par la présence du piano, des violons et de la flute.
L'univers oscille entre ballades nostalgiques à la Boards Of Canada (sur le titre Through Friendly Waters) et comptines enjouées, de véritables symphonies !

L'album se clôt sur deux magnifiques morceaux plus ambient (Mwoeb et Whom), les nappes sont cristallines et l'atmosphère éthérée nous transporte loin d'ici. La profondeur des sons est remarquable. Le talent de Kettel est ici démultiplié, l'émotion est à son comble.

Kettel – Through Friendly Waters


Acheter l'album

Kettel – Through Friendly Waters [SO 001 / Sending Orbs 2005]
8.11.11 1 commentaires

Carbon Based Lifeforms – Hydroponic Garden [inre 009 / Ultimae Records 2003]


D'abord attiré par sa pochette (comme souvent) paisible et exotique je lance la lecture avec pour seule indication : ambient music. A ma grande surprise le duo suédois Carbon Based Lifeforms semble avoir trouvé un moyen de me faire remonter le temps.

Premier morceau, Central Plains, une longue intro faite de nappes voluptueuses et de drones superbes, la basse vrombie et donne la mesure jusqu'à l'arrivée du beat sur la dernière partie. C'est superbe, et déjà le voyage dans le temps à commencé, je suis revenu 10 ans en arrière, mid 90's.

MOS 6581 débute, une ambient techno planante et aérienne, très 'spatiale' au sens astronomique du terme. L'émotion est à son comble, les mélodies vont et viennent sur fond d'echos. Immédiatement je pense au mythique album Gas 0095 sortit en 95, devenu depuis un objet de culte.

Les morceaux s'enchaines parfaitement, l'album est à écouté en une fois. L'atmosphère organique et fragile du disque m'enveloppe entièrement dans une bulle hermétique voyageant dans le vide galactique. L'effet cinématique est instantané, je suis happé dans cet univers majestueux où la mélancolique et la bienveillance règnent.

Tout au long de l'écoute le parallèle avec les groupes majeurs du genre Ambient Techno du début de 90's (HIA, Biosphere, Autechre, Deep Space Network) devient de plus en plus évident.

Les compositions sans être d'une complexité débordante sont précises et arrangées à la perfection. Cette modernité apportée au genre est épatante. Le groupe maîtrise avec justesse les effets, l'echo est omniprésent, la tb303 s'immisce régulièrement dans les morceaux et ajoute cette petite touche acid des années 90's. Tout y est.

Mon passage préféré, le titre Comsat, est une virée nocturne dans une ville futuriste à la fois intimidante et intrigante. Il y fait sombre, le vent est glacial, la mélodie à la tb303 est hypnotique, les nappes se débordent sous mes pieds. Juste hallucinant.

Les nostalgiques de la grande époque ont trouvé leur graal, ce disque réussi le tour de force de faire renaitre un genre abandonné (ou jamais égalé) tout en restant très moderne dans son approche.

Un chef d'œuvre inattendu qui apparait comme providentiel !

Carbon Based Lifeforms - MOS 6581


Acheter l'album

Carbon Based Lifeforms – Hydroponic Garden [inre 009 / Ultimae Records 2003]
3.8.11 3 commentaires

Tsickompilation#002 (IDM, Ambient)


Comme lors des précédentes compiles concoctées par nos soins, le mot d'ordre est toujours de vous faire découvrir ou redécouvrir des artistes.

Je vous ai donc regroupé quelques morceaux IDM/Ambient dans la droite lignée du blog ! La palette est large et permet d'avoir un aperçu complet du genre. L'atmosphère est tantôt mélancolique, tantôt froide et versatile.
Les beats se font et se défont en douceur, la sélection se veut calme et paisible.

Abandonnez vos pensées rationnelles, votre imagination suivra...

1. Kettel - Through Friendly Waters
2. Digitonal - A Lighter Touch
3. Iyunx Productions - Dollote
4. Giriu Dvasios - Gydantis Lietus
5. Stockfinster - Bystander
6. Amorph - Rainy Evenings
7. Meso - Ymah
8. Amorph - Drift
9. Bauri - It Doesn't Matter
10. Arovane - Evlecc
11. Intricate - Efforts
12. Zero Degree - Marmor

Giriu Dvasios - Gydantis Lietus


Tsickompilation#002 (IDM, Ambient)
24.7.11 0 commentaires

Styrofoam – The Point Misser [MM010CD / Morr Music 2000]


Le belge Styrofoam, est un amoureux de l’electronica anglaise, sa musique reprend les codes du genre avec brio. The Point Misser est un album d’IDM simple, fait main, sans prétention.

Les morceaux sont des ballades électroniques mélangeant l’ambient et l’IDM. La mélodie est toujours soignée, le synthé est parfaitement mis en valeur oscillant entre une ambiance cosy et des instants plus aériens.

Les sons employés de sont pas novateurs, la structure non plus, mais Styrofoam sait orchestrer tout ça à la perfection, sa musique dégage une atmosphère particulièrement envoutante. La grande similarité avec ses illustres prédécesseurs donne l’impression d’être en terrain connu, c’est confortable et très agréable. Un peu comme si l’on écoutait en douce des morceaux jamais sortis de Bola, Arovane ou Autechre.

Les accros de l’IDM que vous êtes apprécierons l’exercice, 45 minutes sans prise de tête avec quelques passages remarquables.

Styrofoam - Off Is Not A Speed


Acheter l'album

Styrofoam – The Point Misser [MM010CD / Morr Music 2000]
5.6.11 1 commentaires

Pantha Du Prince - Black Noise [RTRADCD544 / Rough Trade 2010]


Avec un peu de retard je me suis finalement penché sur cet album sortit l’an dernier et qui fut encensé par la critique.

Je ne connaissais rien de Pantha du Prince et j’ai lancé la lecture sans aucun élément pouvant m’indiquer si j’allais écouter du rock ou de la techno survitaminée.

Première surprise, Lay In A Shimmer dévoile une pop minimale sautillante et fraiche, remplie de mélancolie. Abglanz suit, plus sombre et mystérieux, je décèle un premier indice sur le mystérieux de Pantha, ça sonne germanique…

Stick To My Side est un élégant morceau de house ralentie sur lequel le tour de chant du chanteur vient se caller parfaitement, là encore une touche de mélancolie s’en dégage.

Les basses vrombissent sur Behind The Stars, cette techno là est sucrée et élégante. La tête oscille immanquablement mais pas seulement, on se laisse prendre par l’atmosphère feutré qui nous éloigne toujours plus des dancefloors.

Bohemian Forest est un véritable récital, la mélodie est simpliste et sinueuse elle se défait et se refait sans cesse. Pantha fait une démonstration de breaks, de micro beats, pied de nez et autre queue de poisson. La myriade de claquements non identifiables tourbillonne frénétiquement, la rythmique change sans qu’on s’en rende compte. C’est ça le génie non ? Imaginez Steve Reich avec une boite à rythme et vous aurez une idée du rendu.

Une chose remarquable dans cet album est donc la qualité des beats, jamais linéaires, pleins de contre pieds et de détails millimétrés. S’ajoute à cela des nappes d’ambient et une façon de construire les morceaux proche de l’IDM, la structure n’est pas apparente, les changements de direction sont fréquents et orchestrés avec maestria.

La dernière partie du disque est plus ambient voir franchement eclectronica comme sur Welt Am Draht qui est superbe avec ses nappes aériennes et ses ritournelles de cliquetis entêtantes.

Je résume ce que je sais. Pantha du Prince est surement allemand, l’album est tout de même fortement influencé par le son techno germanique, précis et efficace. La mélancolie et le sens de la pop de sa musique me fait penser qu’il a du grandir dans les 80’s. Son incroyable talent pour échafauder ses morceaux de manière imprévisible à du se forger suite à de longues heures d’écoutes d’idm et d’electronica.
La minutie des beats est presque intrigante, le son n’est pas froid, au contraire, la multitude des drums employés explose aux oreilles, s’est absolument somptueux. Le son lumineux et mélancolique de Pantha contraste avec l’omniprésence d’une techno plus radicale sur la scène allemande.

Une bouffée d’air frais bienvenue en ses temps de sécheresse. Un must have !


Pantha Du Prince - Welt Am Draht


Acheter l'album

Pantha Du Prince - Black Noise [RTRADCD544 / Rough Trade 2010]
26.5.11 0 commentaires

Cultek – Human Interface [TB006 / Touchin' Bass - 2003 ]


Om
Mr Sync 24 (Philip Bolland) et Innume (Rob Smith) n'ont fait ensemble qu'une poignée de titres électro de très bonne qualité. Human Interface est leur unique Ep sur Touchin' Bass, le mythique label anglais d'Andréa Parker, qui continue sans faillir de produire de l'électro à la sauce des pionniers du genre, c'était déjà vers la fin des années 80 et le début des 90'...

Bien que gardant l'esprit pur du style, le son développé par Cultek est néanmoins une sorte de "forward electro" d'excellence. Totalement hypno-mental, on pourrait cependant presque capter un écho pas si lointain du Dubstep qui se joue aujourd'hui en écoutant "Moody Rollneck". Bref, une perle de 2003 à découvrir d'urgence ici .
(checker le site pour trouver un autre titre non référencé sur discogs, sur une compile alléchante, …)

Pressure Lock 6:51
Construct 7:42
Infra Red 9:03
Moody Rollneck 7:05

Cultek – Human Interface [TB006 / Touchin' Bass - 2003 ]


2.5.11 0 commentaires

Overcast Sound – Beneath The Grain [EE.003 / Entropy Records 2011]


J’ai découvert Overcast Sound avec le génial morceau The Beast sur la compile de Shivatronic ici. Depuis je me suis penché plus sérieusement sur ce duo canadien. Michael Pettit et Jamie Drouin de leurs vrais noms n’avaient sortis que des Eps, Beneath The Grain est donc leur premier LP.

The Place We Left Off commence par nous détendre et nous habituer en douceur à l’obscurité. Cette plage d’ambient bien dark est un peu flippante.

Puis vient A Game With Death, apparaissent alors les basses puissantes ainsi que les nappes graves et imposantes. Le beat s’installe en retrait comme une pulsation sinueuse et volatile. Le genre de track dub techno à l’atmosphère glaciale qui m’avais tapé dans l’œil (ou plutôt dans l’oreille) sur la compile de Shiva.
Dans le même esprit on retiendra aussi l’excellent Run.

J’ai trouvé qu’il y avait tout de même quelques longueurs, certains morceaux sont moins inspirés et sans réelles trouvailles, Templehof et Lackadaisical notamment. C’est pas qu’ils soient mauvais, juste pas assez aventureux à mon goût.

Le duo excelle dans les plages plus atmosphériques, c’est là que leur son prend vraiment de la consistance. Nitrate Base sonne donc comme une pause rafraichissante (voire glaciale ;) avant le morceau final.

Black Gates & Barbed Wire est plus atypique, le rythme est insaisissable. La dub techno du duo finie par perdre ses repères et se désintègre en une techno bancale et sombre. Le son est ici plus terre à terre, presque du dubstep.

Overcast Sound signe un premier essai réussit, leur dub techno sonne différemment, ils ont trouvé un angle d’attaque particulier avec ce côté sombre et oppressant. Certains passages sont moins prenant et accusent quelques longueurs, mais c’est l’éternel problème des albums d’ambient/dub techno.
Un disque à ne pas louper, qui certe ne révolutionne pas le genre, mais vous y trouverez quelques pépites remarquables !


Overcast Sound - A Game With Death


Acheter l'album

Overcast Sound – Beneath The Grain [EE.003 / Entropy Records 2011]
24.4.11 1 commentaires

Arc Of Doves – The Lights [ DQC-487 / AY 2010]


Le japonnais Tetsuya Nakamura qui se cache derrière Arc Of Doves est un musicien complet, d’abord guitariste dans divers groupes il s’est ensuite lancé dans le projet Arc Of Doves avec l’envie de faire une musique mélangeant l’ambient, la dub techno, le classique. Son premier album, Impressions, est sortit en 2009 sur Quietus Records (le label de Bvdub).

En 2009 Impressions était très vaporeux et contemplatif, très proche du son de Bvdub. The Lights s’ouvre davantage à d’autres sonorités.
Mercury Rising ouvre l’album sur une dub techno ralentie au maximum, le piano est superbe et les nappes s’envolent doucement.

Vient ensuite mon morceau préféré de l’album, Mars Jazz. Le mélange parfait d’ambient, de dub et de Detroit techno aux accents deep. L’intro me donne des frissons, quand le piano entre en scène c’est grandiose. L’ambient techno dans ce qu’il y a de mieux, sans déconner on frôle la perfection !

Les pièces d’ambient sont tout aussi réussies. Qu’il s’agisse de field recordings (Pluto) ou de ballade au piano (Venus in Pisces), Arc of Doves est en contrôle et nous emmène exactement où il veut.

The Lights est suffisamment bien construit pour que l’on ne s’ennui pas, Arc Of Doves à élargie la palette de son ‘standard’ de la dub/ambient techno. Ainsi, sur Quasar, le piano omniprésent sur l’album est accompagné d’un rythme chaloupé fait de percussions chaudes et bienveillantes. De même que sur Stars qui au terme d’une intro bien menée finit par déployer son rythme plus rapide.

The Ligths est un album vraiment original, le piano apporte une touche cinématographique à l’ensemble. La façon dont sont construits les morceaux est remarquable, Arc Of Doves ne s’enferme jamais dans un style en particulier. Quand il fait de la dub techno, il ajoute le piano et des percus pour éviter de rendre sa musique trop claustro. Il flirte même parfois avec la motor city et le son de Deepchord. On dénote ça et là quelques influences orientales qui ajoutent un côté mystique à cette ambient music aérienne.
Un grand disque, à écouter à l’horizontale.


Arc Of Doves - Mars Jazz


Acheter l'album

Arc Of Doves – The Lights [ DQC-487 / AY 2010]
(mirror)
14.4.11 0 commentaires

Cologne Tape - Render [MAGAZINE 1 / Magazine 2010]


Cologne Tape est un collectif discret et énigmatique, plusieurs artistes reconnus y participent, parmi eux : Ada, Axel Willner (The Field), Jorg Burger, Jens-Uwe Beyer (Popnoname), John Harten, Philipp Janzen (Von Spar), Daniel Ansorge, Battles' drummer John Stanier…

Toute l’histoire de la musique électronique allemande est ici réunie en cinq titres envoutants et mystérieux !
Render 1 est une longue intro ambient faite de samples de voies et de synthés inquiétants. Passons aux choses sérieuses.
Render 2 envoie une techno aérienne et rêveuse, un synthé âpre se fait entendre ça et là, vous ne rêvez pas, Kraftwerk is back !

Quand Cologne Tape revisite le krautrock de Neu! les guitares sont de sortie, la basse ovniesque est là aussi ! C’est juste dingue d’entendre un tel son en 2011, les gars de Cologne Tape ont surement bouffé du kraut toute leur enfance, et ça les a sacrément marqué.
Render 4 retourne à une ambient techno paisible et nocturne, la mélodie tourne et tourne encore jusqu’a s’infiltrer dans chacun de nos neurones, quand le beat apparait enfin tout décolle et là on risque le k.o. à tout moment. C’est si bien produit, j’en reste bouche bé, seul les allemands savent faire ça…

Render 5 allie tout les éléments précédents, une ligne de basse monstrueuse, des guitares aériennes totalement débridées, des nappes au synthé qui achèvent de nous faire décoller. Laisser faire le savoir faire des géniaux producteurs et vous obtenez un track hypnotique dantesque et improbable.
Respect.

Cologne Tape - Render 4


Acheter l'album

Cologne Tape - Render [MAGAZINE 1 / Magazine 2010]
7.3.11 1 commentaires

[video] Aphex Twin - Alberto Balsalm (Steel Version)



Une reprise du génial Alberto Balsalm, tout y est dans les moindres détails c'est vraiment excellent. Les arrangements sont superbes et sont fidèles à l'original, un bel hommage !
12.2.11 0 commentaires

Savath & Savalas - Folk Songs For Trains, Trees And Honey [warpcd80 / Warp Records 2000]


Vous connaissez surement déjà Scott Heren. Excepté Savath & Savalas il est aussi derrière Prefuse 73 !

Mais ici vous ne trouverez pas d’influence hip hop, en faite on est plutôt dans le post rock à la sauce warp avec une touche de trip hop.

L’album est court mais savoureux. La ballade Transportation Theme, mi ambient mi post rock est merveilleuse. Le son est chaud et craque un peu.
Plus rythmé, le très jazzy Binoculars est super bien foutu. Les variations et les changements sont bien amenés, on pense de suite à Bonobo mais en plus introverti.
Tout au long de l’album les explorations électroniques sont discrètes, quelques sons triturés ça et là, une rythmique donwtempo bien concassée. Tout me fait penser à Tortoise, sur le fameux Conditioning l’œuvre du groupe de Chicago est revisitée avec brillo !

Folk Songs For Trains, Trees, and Honey est un très bon album, difficile de lui coller une étiquette, disons que c’est un disque de post rock déviant. La manière dont sont construits les morceaux est très artisanale, faite de collages et d’instrumentaux acoustiques. Seul regret, c’est court, tout juste 30 minutes !
Encore un album que Warp peu se venter d’avoir sortit…

Savath & Savalas - Conditioning


Acheter l'album

Savath & Savalas - Folk Songs For Trains, Trees And Honey [warpcd80 / Warp Records 2000]
2.2.11 2 commentaires

Plaid - Rest Proof Clockwork [WARPCD63 / Warp Records 1999]


C’est toujours une joie de me replonger avec fébrilité dans le passé de Warp Records. Direction la première décennie du label, la plus passionnante sans aucun doute…

Le duo Plaid après s’être écarté de la fameuse formation The Black Dog à donc sortit un premier album, Not For Threes. Un album qui reste comme l’un des meilleurs sortit sur Warp, on en reparlera dans un futur billet. Puis vient le second album Rest Proof Clockwork sortit en 1999, celui par lequel j’ai découvert Plaid.

Shackbu ouvre le bal, de suite on reconnait le son Plaid, cette techno sautillante pleine de breaks et toujours planante. Les scratchs ajoutés ça et là soulignent la volonté du groupe d’exploré des voies différentes.

Ralome est une plage d’ambient qui se rapproche de Manuel Goettsching, les cordent se fondent dans de longs echos, les nappes s’allongent. Un classique.

Buddy est un de mes favoris sur ce disque, la mélodie est calme et hypnotique, quelque chose de mystérieux se dégage de ce morceau. L’ambiance est dingue, on plane littéralement !

Plaid sait tout faire, les thèmes s’entremêlent, la panoplie complète du parfait bidouilleur électronique est ici employée. Le duo semble tout de même garder une certaine ligne de conduite : ne jamais délaisser les mélodies, rester simple et proposer une musique différente.

Ainsi Dang Spot est un ovni musical totalement hallucinant, une sorte de jungle ralentie avec une mélodie improbable venue des 80's. L’imagination presque enfantine de Plaid est ahurissante !

New Bass Hippo nous donne un aperçu très ‘personnel’ (pour pas dire barré) du jazz version Plaid. A coup de synthés et de vocodeurs tout les standards volent en éclat pour notre plus grand bonheur.

Vous l’aurez compris Rest Proof Clockwork est dense, pourtant la facilité d’écoute surprend, la complexité du travail accomplie ne transparait pas au premier abord et c’est là toute la force de Plaid.
La diversité des structures, des sons et des émotions est infinie, mais la cohésion est parfaite. On est tenue en haleine tout du long comme si un suspense invisible nous gardait en alerte jusqu’à la dernière seconde. Chaque morceau est un chapitre, haletant et mystérieux. Ce bouquin là est écrit de main maître, avec fluidité et inspiration.
Un disque majeur.


Plaid - Buddy


Acheter l'album

Plaid - Rest Proof Clockwork [WARPCD63 / Warp Records 1999]
1.2.11 0 commentaires

Mint - Cardboard Rocketships [BOLTLP006 / Boltfish Recordings 2009]


Mint, co-fondateur du label Boltfish Recordings n'est pas né de la dernière pluie, s'il a envie de sortir un disque IDM/glitch mélodique, il le fait voilà tout. Cardboard Rocketships est un album simple, personnel, sans prétention aucune.

C'est donc un disque très soigné qui met l'accent sur les mélodies. La ballade Grace en est le parfait exemple avec ses notes douces et entêtantes.
On remarquera aussi Personal Spaces qui laisse échapper une mélancolie rêveuse.
Pour ne pas lasser ses auditeurs, Mint glisse quelques passages plus sombres et downtempo (System Cost, Aquarius).
La nostalgie de notre enfance revient sur les géniaux Musicbox Skit et Tricycle Days.

Le morceau final, Whispering Gallery est celui qui résume le mieux l'album. Nos souvenirs ressurgissent et notre esprit rejoue à l'identique les émotions jusque là enfouies dans nos archives personnelles.


Mint - Tricycle Days (official video)


Acheter l'album

Mint - Cardboard Rocketships [BOLTLP006 / Boltfish Recordings 2009]
15.1.11 0 commentaires

Ten And Tracer - You'll Be A Hero Soon, Speaker [AH037 / Archaic Horizon 2010]


Ten and Tracer a sortit ce mini album sur le web label Archaic Horizon.
Il fait sa musique dans son coin depuis plusieurs années déjà, ici il s’agit de lost songs. Il dit lui-même qu’elles ont été réalisées pendant les périodes les plus riches de sa vie, il avait un besoin de transformation et d’expériemention.

Très orienté IDM/downtempo, la mélancolie omniprésente rappelle Boards of Canada. Jonathan Canupp, c’est son nom, à dut être en effet très inspiré, certains passages sont mystérieux et semble cacher des secrets inavouable. Dans cet esprit, les morceaux Dodecahedron Leads The Way et Have You Ever Been? (glacial comme jamais !) me font terriblement penser à Aphex Twin période SAW 2 (pas le film hein…).

C’est vraiment très bon. Court, sobre et intriguant.


Ten and Tracer - Fenton Relay Tag


La realease sur Archaic Horizon

Ten And Tracer - You'll Be A Hero Soon, Speaker [AH037 / Archaic Horizon 2010] [FLAC]
Ten And Tracer - You'll Be A Hero Soon, Speaker [AH037 / Archaic Horizon 2010] [MP3 320]
9.1.11 0 commentaires

Deepchord Presents Echospace - Spatialdimension [echospace006 / echospace[detroit] 2007]


Le label américain echospace[detroit] forge son histoire, rentre dans la légende année après année, comme l'a fait avant lui Basic Channel. La dub techno a trouvé ses nouveaux messies, ils se nomment Rod Modell et Stephen Hitchell. Tout deux sont à la tête du label et derrière une bonne partie des releases caché derrière de nombreux pseudos : Deepchord, Intrusion, cv313, Soultek, echospace...

Ils se sont donc retrouvés en studio encore une fois pour nous livrer un des chapitres majeur de leur épopée techno. Spatialdimension.
Tout est dans le titre, cette musique s'évapore et se propage dans l'espace sans contrainte, la gravité n'existe plus, les nappes flottent à l'infinie. Cet ep est extrêmement immersif, les différentes versions sont toutes indispensables on plonge tour à tour dans des univers parallèles envoutants, hors de l'espace temps.

Le titre original est vaporeux et plutôt ambient, j'en est des frissons rien qu'à en parler !
Le cv313 live mix est plus terre à terre avec sa ligne de basse omniprésente et les percussions tribales hypnotiques.
Il y a aussi le fameux Intrusion Dub, le plus sombre peut être, comme toujours avec Intrusion. C'est épuré au maximum, l'atmosphère est moite et rugueuse, la nuit noire nous enveloppe sans jamais nous effrayé. Un morceau d'anthologie d'une justesse folle !

Vous l'aurez compris, on est proche du génie. La légende est en route...


Acheter l'album

Deepchord Presents Echospace - Spatialdimension [echospace006 / echospace[detroit] 2007]
5.1.11 0 commentaires

Kollektiv Turmstrasse - Rebellion Der Träumer [CNS006-2 / Connaisseur Recordings 2010]



Le duo allemand que l’on connait plutôt pour leurs releases minimal/techno, a quelques peu dévié de sa route pour nous offrir ce Rebellion Der Traumer.

Le disque est plutôt à écouté chez soi que sur le dancefloor, c’est cohérent tout en abordant des thèmes différents. On passe par le dubstep enjoué sur Affekt (juste parfais, un délice), une techno downtempo sombre sur Deine Distanz.
L’IDM pointe le bout de son nez sur les très sautillants schwindelig et Heimat. On reconnait bien la patte du groupe, le son est chaud et précis, jamais agressif.
Toujours dans l’esprit d’un voyage aux paysages changeant, quelques chanteurs/chanteuses ont donnés de la voie pour des tracks entre pop/techno et deep house.
Addio Addio, le morceau de fin donc, est superbe avec ses arrangements symphonique amples (merci les violons) et majestueux.

Le programme est donc très chargé, la palette de son employé est franchement impressionnante. Le tout est entrecoupé d’interludes ambient (les dazwischen) qui marquent une pause entre chaque morceau. On passe ainsi d’un morceau à l’autre sans accrocs et avec fluidité.

Un album complet et varié qui à mon avis pourrait devenir une référence.

Kollektiv Turmstrasse - Heimat


Kollektiv Turmstrasse - Kontakt (new video)


Acheter l'album

Kollektiv Turmstrasse - Rebellion Der Träumer [CNS006-2 / Connaisseur Recordings 2010]