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Arc Of Doves – The Lights [ DQC-487 / AY 2010]


Le japonnais Tetsuya Nakamura qui se cache derrière Arc Of Doves est un musicien complet, d’abord guitariste dans divers groupes il s’est ensuite lancé dans le projet Arc Of Doves avec l’envie de faire une musique mélangeant l’ambient, la dub techno, le classique. Son premier album, Impressions, est sortit en 2009 sur Quietus Records (le label de Bvdub).

En 2009 Impressions était très vaporeux et contemplatif, très proche du son de Bvdub. The Lights s’ouvre davantage à d’autres sonorités.
Mercury Rising ouvre l’album sur une dub techno ralentie au maximum, le piano est superbe et les nappes s’envolent doucement.

Vient ensuite mon morceau préféré de l’album, Mars Jazz. Le mélange parfait d’ambient, de dub et de Detroit techno aux accents deep. L’intro me donne des frissons, quand le piano entre en scène c’est grandiose. L’ambient techno dans ce qu’il y a de mieux, sans déconner on frôle la perfection !

Les pièces d’ambient sont tout aussi réussies. Qu’il s’agisse de field recordings (Pluto) ou de ballade au piano (Venus in Pisces), Arc of Doves est en contrôle et nous emmène exactement où il veut.

The Lights est suffisamment bien construit pour que l’on ne s’ennui pas, Arc Of Doves à élargie la palette de son ‘standard’ de la dub/ambient techno. Ainsi, sur Quasar, le piano omniprésent sur l’album est accompagné d’un rythme chaloupé fait de percussions chaudes et bienveillantes. De même que sur Stars qui au terme d’une intro bien menée finit par déployer son rythme plus rapide.

The Ligths est un album vraiment original, le piano apporte une touche cinématographique à l’ensemble. La façon dont sont construits les morceaux est remarquable, Arc Of Doves ne s’enferme jamais dans un style en particulier. Quand il fait de la dub techno, il ajoute le piano et des percus pour éviter de rendre sa musique trop claustro. Il flirte même parfois avec la motor city et le son de Deepchord. On dénote ça et là quelques influences orientales qui ajoutent un côté mystique à cette ambient music aérienne.
Un grand disque, à écouter à l’horizontale.


Arc Of Doves - Mars Jazz


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Arc Of Doves – The Lights [ DQC-487 / AY 2010]
(mirror)
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Cologne Tape - Render [MAGAZINE 1 / Magazine 2010]


Cologne Tape est un collectif discret et énigmatique, plusieurs artistes reconnus y participent, parmi eux : Ada, Axel Willner (The Field), Jorg Burger, Jens-Uwe Beyer (Popnoname), John Harten, Philipp Janzen (Von Spar), Daniel Ansorge, Battles' drummer John Stanier…

Toute l’histoire de la musique électronique allemande est ici réunie en cinq titres envoutants et mystérieux !
Render 1 est une longue intro ambient faite de samples de voies et de synthés inquiétants. Passons aux choses sérieuses.
Render 2 envoie une techno aérienne et rêveuse, un synthé âpre se fait entendre ça et là, vous ne rêvez pas, Kraftwerk is back !

Quand Cologne Tape revisite le krautrock de Neu! les guitares sont de sortie, la basse ovniesque est là aussi ! C’est juste dingue d’entendre un tel son en 2011, les gars de Cologne Tape ont surement bouffé du kraut toute leur enfance, et ça les a sacrément marqué.
Render 4 retourne à une ambient techno paisible et nocturne, la mélodie tourne et tourne encore jusqu’a s’infiltrer dans chacun de nos neurones, quand le beat apparait enfin tout décolle et là on risque le k.o. à tout moment. C’est si bien produit, j’en reste bouche bé, seul les allemands savent faire ça…

Render 5 allie tout les éléments précédents, une ligne de basse monstrueuse, des guitares aériennes totalement débridées, des nappes au synthé qui achèvent de nous faire décoller. Laisser faire le savoir faire des géniaux producteurs et vous obtenez un track hypnotique dantesque et improbable.
Respect.

Cologne Tape - Render 4


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Cologne Tape - Render [MAGAZINE 1 / Magazine 2010]