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LFO ‎– Sheath [WARPCD110 / Warp Records 2003]


En 2003 LFO revient après 7 ans d’absence. Mark Bell est désormais seul aux commandes. Pas d’inquiétudes à avoir, LFO is back et pas qu’un peu !

Mark Bell est un sorcier, maniant les machines comme personnes, un véritable génie. Cet album, Sheath a le cul entre deux chaises. D’un côté la nostalgie des 90’s _ acid bourrée de bleeps ravageurs, de l’autre il tend vers des sonorités nouvelles et futuristes. Certains diront que Bell n’a pas pris de risques d’autres qu’il redonne un coup de jeune monumental à cette bleep techno !

Blown introduit l’album, les mélodies aériennes et les nappes sont d’une beauté à couper le souffle! Le savoir faire de Bell en matière de composition pop électronique est indéniable.

La force de LFO a toujours été ce mélange de simplicité des mélodies et rudesse d’une techno acérée et violente. Là encore on retrouve ces orgies techno survitaminées qu’on a adoré sur les albums précédents. Acid is not dead !
Ainsi sur Mum-Man ou encore Mummy, I've Had An Accident on est étonné d’entendre cette techno froide et implacable qui nous rappel tant les grandes années de Warp. LFO fait du LFO, rien n’a bougé, on ne peut être que conquis devant une telle perfection ! Le son est le même et c’est carrément jouissif de retrouvé le LFO des grandes heures !

Le grand de moment de l’album est le monumental Freak. C’est là qu’on peut finalement se dire que Bell ne s’est pas reposé sur ses lauriers, il réussi à renouveler un genre oublié et met une claque à tout le monde.
Les boucles acides commencent doucement sur un rythme puissant et rêche. Puis au fur et à mesure tout s’amplifie, le beat s’emballe, les machines envoient des uppercuts ravageurs plein de cuts et de breaks. C’est la folie, rarement un morceau techno ne m’a paru si efficace. Les bleeps (sons brefs presque bruitistes, coupés et utilisés en tant que notes, procédé inventé par LFO sur l’album Frequencies) sont de retour !

Sheath alterne avec brio ces moments de chaos et les passages plus downtempo pleins de poésie. Je pense notamment à Sleepy Chicken, ballade futuriste portée par les infra basses qui nous enveloppent dans des nuages de nappes et de mélodies fragiles.
Moistly est plus ambigu, la ligne mélodique est clairement échappée de Frequencies (pour notre plus grand bonheur) mais la dynamique générale est très travaillée. Le beat est très marqué, presque bancale mais tient le coup et reste accroché à la mélodie pour la mettre en avant. C’est fin et intelligent.

Autre passage remarquable, le facétieux Monkeylips. Difficile de décrire cette musique, sorte de break-dance cosmique, trituré et froid. A la fois Bizarre et kiffant. Un régal pour les oreilles.
Mark bell sait tout faire et garde une très forte identité, immédiatement on sait qu’on écoute du LFO, c’est grandiose !



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LFO ‎– Sheath [WARPCD110 / Warp Records 2003]
Mirror
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Alter Ego - Decoding The Hacker Myth (HartHouse / HH CD 016, 1996)


Om

Lors d'un retour à Paname, j'avais reloadé dans mon DDur quelques perles laissées sur place et quelle perle que ce "Decoding The Hacker Myth" d'Alter Ego. Sorti en 1996 sur le label Allemand HARTHOUSE, il vous re-plongera dans le son d'une époque. Des tracks down tempo - Trip-Hop inspirés d'AFX Twin, d'High Intelligence Agency et quant à moi j'entends aussi l'excellent trio danois FUTURE 3 datant de la même période (sur April rcds, à poster un jour absolument.) Le tout avec cependant une véritable authenticité technoïde et moody qui laisse l'auditeur dans un entre-deux subtil… Parfait pour un chill intelligent back into time...

    1.    Cyax Pt. 1
    2.    Cryonics
    3.    Brom
    4.    Mescal
    5.    Slacker
    6.    Alterism
    7.    Microshopping
    8.    Lycra
    9.    Telekinetik
    10.    Cyax Pt. 2
    11.    Lavender

Alter Ego - Decoding The Hacker Myth (HartHouse / HH CD 016, 1996)

21.7.12 0 commentaires

Various ‎– Objets D'art 92::95 [elec27cd - New Electronica 1996]


Cette compilation regroupe les meilleurs morceaux sortis sur le label Applied Rhythmic Technology (ART) durant sa première période entre et 91 et 95. Il a connu une longue période d’inactivité et a rebooté en 2006. 

Le label a pris forme sous la houlette de Kirk Degiorgio plus connu sous son pseudo As One. On assiste ici aux tout débuts de l'ambient techno, les premières brasses dans le bassin de l’expérimentation, naviguant constamment entre Detroit Techno, ambient et mélancolie. Le son sonne donc très Detroit Techno, le même son que sur les fameux albums Artificial Intelligence.  

Kirk Degiorgio est présent sous plusieurs pseudo, Future/Past , As One, Esoterik. Son morceau Clinically Inclined (Remix) est une merveille, une techno puissante et entrainante. Le suivant Amalia est plus mélancolique avec ses nappes mélodiques, les prémices de l'IDM sont là, dans le style on est pas loin d'un Aphex version SAW ou d'Autechre sur Amber. 

Puis vient le tour de Balil, moitié de The Black Dog et prémices du groupe Plaid. Là de suite on reconnait la patte du groupe, cette façon incroyable d'intégrer toutes sortes de sons exotiques, des rythmiques presque tribales et des breaks groovy. Sur le fameux Choke And Fly c'est époustouflant de maitrise ! 

 Carl Craig faisait aussi ses débuts sur le label Art. Oui je sais ça commence à faire un paquets de légendes réunis sur un disque ! 
Sous ses pseudo Psyche et BFC il manipule ses synthés (sa marque de fabrique est déjà bien présente) et délivre une ambient pleine de gravité comme venue de l'espace. Honnêtement pour moi ce ne sont pas ses meilleurs morceaux mais faut reconnaitre que ça reste très très bon. 

Le deuxième disque commence par trois tracks de Phenomyna (alias Stasis). Là encore c'est très influencé par Detroit. C'est remarquable le travail sur les textures et l’atmosphère, la façon de travailler les mélodies. Doucement un nouveau son nait, à force d'expérimentation et d'audace, la techno évolue et s'ouvre vers de nouvelles voies. 

A l'écoute de cette compile je me sens comme un archéologue qui défriche les premières évolution de la techno. J'ai vraiment l'impression d'écouter et de ressentir le processus de transformation en direct. 
Elegy (encore Kirk Degiorgio) continue d'inventé un son, sur Tone Poem il créer une techno aux accents house de chicago, deep et très downtempo. Le tempo est ralenti, le beat va et vient. Un très grand morceau ! 

Redcell (aka B12, bah oui encore un duo mythique sur ce disque!) ferme la marche avec une démonstration d'ambient techno made in uk. Plus rien n'a de place prédéfinie tout est en mouvement pour créer une electronic listenning music sophistiquée que Monolake ne renierai pas. 

Arf j'ai lâché le mot, electronic listenning music. Terme employé par Warp pour les Artificial Intelligence qui plus tard sera transformé en IDM (enfin on y est ^^). Car à la fin de l'écoute des deux disques de cette compile on finit par comprendre que cette musique pas tout à fait émancipée de ses racines américaine est en faite le début d'une vague que nous aimons tous, l'IDM. 

INDISPENSABLE !



Elegy - Tone Poem



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Various ‎– Objets D'art 92::95 [elec27cd - New Electronica 1996] [part1]
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