22.7.12

LFO ‎– Sheath [WARPCD110 / Warp Records 2003]


En 2003 LFO revient après 7 ans d’absence. Mark Bell est désormais seul aux commandes. Pas d’inquiétudes à avoir, LFO is back et pas qu’un peu !

Mark Bell est un sorcier, maniant les machines comme personnes, un véritable génie. Cet album, Sheath a le cul entre deux chaises. D’un côté la nostalgie des 90’s _ acid bourrée de bleeps ravageurs, de l’autre il tend vers des sonorités nouvelles et futuristes. Certains diront que Bell n’a pas pris de risques d’autres qu’il redonne un coup de jeune monumental à cette bleep techno !

Blown introduit l’album, les mélodies aériennes et les nappes sont d’une beauté à couper le souffle! Le savoir faire de Bell en matière de composition pop électronique est indéniable.

La force de LFO a toujours été ce mélange de simplicité des mélodies et rudesse d’une techno acérée et violente. Là encore on retrouve ces orgies techno survitaminées qu’on a adoré sur les albums précédents. Acid is not dead !
Ainsi sur Mum-Man ou encore Mummy, I've Had An Accident on est étonné d’entendre cette techno froide et implacable qui nous rappel tant les grandes années de Warp. LFO fait du LFO, rien n’a bougé, on ne peut être que conquis devant une telle perfection ! Le son est le même et c’est carrément jouissif de retrouvé le LFO des grandes heures !

Le grand de moment de l’album est le monumental Freak. C’est là qu’on peut finalement se dire que Bell ne s’est pas reposé sur ses lauriers, il réussi à renouveler un genre oublié et met une claque à tout le monde.
Les boucles acides commencent doucement sur un rythme puissant et rêche. Puis au fur et à mesure tout s’amplifie, le beat s’emballe, les machines envoient des uppercuts ravageurs plein de cuts et de breaks. C’est la folie, rarement un morceau techno ne m’a paru si efficace. Les bleeps (sons brefs presque bruitistes, coupés et utilisés en tant que notes, procédé inventé par LFO sur l’album Frequencies) sont de retour !

Sheath alterne avec brio ces moments de chaos et les passages plus downtempo pleins de poésie. Je pense notamment à Sleepy Chicken, ballade futuriste portée par les infra basses qui nous enveloppent dans des nuages de nappes et de mélodies fragiles.
Moistly est plus ambigu, la ligne mélodique est clairement échappée de Frequencies (pour notre plus grand bonheur) mais la dynamique générale est très travaillée. Le beat est très marqué, presque bancale mais tient le coup et reste accroché à la mélodie pour la mettre en avant. C’est fin et intelligent.

Autre passage remarquable, le facétieux Monkeylips. Difficile de décrire cette musique, sorte de break-dance cosmique, trituré et froid. A la fois Bizarre et kiffant. Un régal pour les oreilles.
Mark bell sait tout faire et garde une très forte identité, immédiatement on sait qu’on écoute du LFO, c’est grandiose !



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