31.8.12

Lassigue Bendthaus - Matter [LC 6770 / Parade Amoureuse 1991]




                                                                          Om
Uwe Schmidt est peut-être le compositeur électronique ayant le plus d'alias : les plus fameux sont Atom Heart, Lisa Carbon ou encore Senor Coconut mais aussi Lassigue Bendthaus. Ce dernier nom nous ramène aux années 90 ou se développait une scène électro-indus européenne innovante et prolifique allant du gothic à l'industriel... On retrouve d'ailleurs un peu cette palette condensée sur l'album Matter.
Lassigue Bendthaus sortait à mon avis du lot avec un son raffiné et talentueux, fluide et hypnotique relativement inégalé. Il est vrai que Uwe Schmidt a un véritable doigté dans la programmation musicale et que son esthétique allemande -d'alors- donne un son particulièrement sec et froid, voir clinique.
La voix courre parfois sur les lignes de basses avec des accents new-wave, des tracks plus instrumentaux ponctuent l'album et on a même un pic émotionnel de première qualité avec Lanternslide et sa chanteuse sonnant comme du Chris & Cosey de la meilleure heure... 
Un classique pour les fans d'électro et les autres…

    1.    Automotive
    2.    Circulat [hertz]
    3.    Transitory
    4.    Lanternslide
    5.    Mortal/Immortal
    6.    Rotation Mécanique
    7.    Velocity Life
    8.    Static
    9.    Inured (Pink Elln Mix)
    10.    Relate

LASSIGUE BENDTHAUS - Matter [LC 6770 / Parade Amoureuse 1991] 

 

Comment (1)

Je connaissais pas du tout cet album, ça valait le détour, merci Shiva !

C'est étonnant la multitude d'ambiances et de styles différents abordés dans ce disque.

On sent clairement le son allemand, au début je pensait carrément que c'était Kraftwerk la ressemblance est frappante !
ça ma aussi fait pensé au groupe Grauzone pour ce côté industriel.

A côté de ça il y a des sons innovants et des passages qui sont toujours d'actualité. Je dirais que c'est la passerelle parfaite entre l'electro des débuts et la techno d'aujourd'hui.

La touche pop industrielle m'a aussi rappelé Matthew Dear (son dernier opus pourrais être la face B de ce disque).

Toutes ces références au son d'aujourd'hui prouvent que Matter porte bien son nom...

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