16.9.12

Boards Of Canada ‎– Music Has The Right To Children [warpcd55 / Warp Records 1998]



En fait j'avais tout fait éviter de parler des albums de Boards of Canada ici. En effet, tout a été dit sur le duo écossais, tout le monde à déjà écouté leur musique. Et je prends pas de risque en disant que la plupart de ceux qui l'on écoutée l'on appréciée.
Je me débarrasse direct du fait établit que ce disque est clairement devenu une référence en ce qui concerne la musique électronique et au delà.

La première chose qui frappe à l'écoute de la musique du duo, c'est la couleur du son, typique des années 70's/80's, ces sons artificiels qui sont presque dissonants voir bancales, vraiment bizarre au premier abord. Tout ces sons ont été soit samplés soit récréés par le groupe à l'aide de vieux sytnhés/moog/analog stuff.

BoC a trouvé sa voie, un son unique qu'ils sont les seuls à l'époque à avoir exploré. Il y a une atmosphère étrange, les craquements et autres résidus analogiques apportent une impression de flashback vraiment omniprésente.

Ainsi le travail sur les textures est très important, l'album est dense et compact, tout s'enchaine avec brio. Les éléments d’électronique moderne sont astucieusement incrustés dans les beats parfois acérés, les détails fourmillent il y a peu de chance pour que vous entendiez tout ce qu'il y a à entendre dès la première écoute.

Autre élément important, les arrangements sont impressionnants de justesse. Les nappes cristallines venues des profondeurs de nos souvenirs sont déposées à la perfection sur un tapis de beats et de voies découpés.

Ici rien n'est agressif, les plages d'ambient revisitent une époque révolue grâce au son des moog et autres samples mystérieux. Pour preuve Kaini industries et aussi Bocuma, deux courts morceaux instrumentaux qui sont d'une puissance incroyable, jamais une musique n'avait été aussi évocatrice d'image/sensations, on « voit » presque la musique.

Parfois très simplistes, les morceaux ont pour but de nous hypnotiser pour nous immerger dans nos souvenirs d'enfance (thème principal de l'album) qui s'avèrent parfois inquiétants comme si quelque chose de malsain rodait dans ces méandres de souvenirs embrumés.

Cet album est remplit comme un œuf, chaque détail compte, chaque note évoque quelque chose de personnel, tout est parfaitement en place. Un tel travail de production c'est du jamais vu, les couches successives se superposent, des voies d'enfants émergent constamment, ça rend l'écoute presque psychédélique.
Un album universel.

Petit aparté. J'ai été passionné par la série Lost, et inconsciemment les vidéos de la Dharma Initiative (qui datent à peu près de la même période que celle évoquée dans l'album) m'ont toujours fait penser à Boards of Canada. Je serais curieux de savoir si d'autres ont eu cette même impression. Le visuel des vidéos et l'ambiance collent à la perfection à la musique de Boc, s'en est presque dérangeant à se demander si les créateurs de la série n'ont pas été influencés. La série peut être facilement comparée à la musique de Boc, les mystères sont omniprésents dans les deux, les flashbacks aussi évidement.

p.s. : ici je vous propose l'album réédité en 2004 sur lequel figure un track supplémentaire (Happy Cycling, track 18).



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