16.5.13 0 commentaires

Futur Beat Alliance - Disconneted [21dsr/fba-cd1 / Delsin 2001]





                                                                     Om
A mon avis, une pépite de son Techno US/Détroit tendance Planet E & Co. L'album est véritablement représentatif de cette belle veine synthétique et innovatrice que les artistes américains ont pu générer alors. De quelques atours abstract/néo-jazz à des contours plus technoïd-moody voir électronica, Matthew Puffett composa un album qui reste vraiment une référence dans le genre, malheureusement trop méconnue. Mon coup de cœur va pour le track 4 "Almost Human" pour sa beauté digitale et mélancolique. Comme une lettre d'amour écrite par un cyborg à son âme sœur perdue dans un océan de bits...
J'aime tellement que je l'ai mis en FLAC. Enjoy
    1.    Numerical Noise    5:48
    2.    Sweet    5:02
    3.    Highs and Lows    5:34
    4.    Almost Human    5:08
    5.    Void    5:51
    6.    Back Stroke    5:37
    7.    Until Tomorrow    6:51
    8.    Launch and Travel    6:32
    9.    Audio Photo    6:08
    10.    Cyberactive    5:37

Futur Beat Alliance - Disconneted [21dsr/fba-cd1 / Delsin 2001]

9.5.13 0 commentaires

Afro Latin Vintage Orchestra ‎– Last Odyssey [URCD303 / Ubiquity Records]


Masta Conga & his new Afro Latin Vintage Orchestra present Last Odyssey !
Avec une présentation aussi épique inutile de vous dire que ce n’est pas un disque d’idm que je vous présente là !

Cette formation française à géométrie variable à réunie une dizaine de ses membres pour enregistrer ce disque.

Ce jazz-funk boosté aux hormones met le paquet et pioche dans toutes les musiques du monde, l’afro, le jazz, le hiphop, l’orientale. Bref ya de quoi faire !
La structure des morceaux est libérée des codes du jazz, il y a des silences et des breaks qui rappellent la musique de film. Il y a des montées hallucinantes, une véritable orgie de groove et de funk à coup de contrebasse, cuivres, claviers, percussions…

Le très jazzy Onze de France est un régal, hyper bien construit les cuivres font péter la baraque !

Gibbons Dub emprunte les sons chauds made in Africa et revisite l’Afro et le dub superbement.
Requiem pour un Grooveur ce veux plus jazz, toujours avec ces percus très présentes.

La partie batterie+percus est hyper travaillée, les rythmiques trop attendues ont été bannies, la volonté du groupe de faire une musique différente apporte une puissante irréelle au groove.
L’exemple parfait est Dimension 7 qui rebondi d’instrument en instrument, ça balance dans tout les sens, guitare, saxo, flute, violon. Une sorte de battle géante psychédélique !

Le disque a été enregistré d’une manière particulière. Masta Conga, le chef de file, à d’abord enregistré les percus, puis ses compères sont passés les uns après les autres en studio pour enregistrer leurs instruments. Un procédé fastidieux et long, certes moins dans l’esprit live du jazz mais qui a permit de décupler la créativité.
Les morceaux ne vont jamais là où on s’y attend parce que les musiciens eux-mêmes ne savaient pas dans quelle direction ils allaient partir au moment de jouer leur partie sur la base rythmique enregistrée en premier.

Pas forcément très facile au début, Last Odyssey se dévoile au fil des écoutes, l’attention particulière portée aux arrangements rend le disque inépuisable.

Un groove qui réveillerait les morts, vous allez passer tout l’été avec ce Last Odyssey, c’est une certitude.



Acheter l'album

Afro Latin Vintage Orchestra ‎– Last Odyssey [URCD303 / Ubiquity Records]
(mirror)

8.5.13 1 commentaires

Stewart Walker ‎- Stabiles [FIM-1-034 / Force Inc. Music Works 1999]


Stewart Walker a sortit Stabiles en 1999, période faste du légendaire Plastikman. Car oui, il s'agit ici de techno froide et mentale.

Stabiles se démarque tout de même du travail de Hawtin. L'idée de départ : simplifier la techno en utilisant quelques boucles de percussions et laisser interagir les éléments jusqu'à créer une spirale sonore hypnotique.

Alors évidement Walker exploite à fond le concept du minimalisme presque expérimental. Les rythmes sont d'une précision incroyable, les sons s'ajoutent au fur et à mesure et s'entrechoquent. Tout à coup on se laisse prendre dans ce balai hyper contrôlé qui semble nous hypnotiser. Je n’arrive pas à m'expliquer le fait que je sois totalement scotché par ce disque qui est pourtant composé pour l’essentiel de percussions en tout genre et de mélodies rachitiques. Sans doute est ce dû à cet air malsain et glacial qui règne sur ce disque.

Il y a ce côté organique qui renforce la sensation de froid presque palpable. Rien de violent ni de très rapide ici, tout est dans le détail. Walker déborde d’imagination, il imagine et conçoit ses morceaux comme de véritables voyages dans les confins d’un monde privée de lumière.

Alors oui je ne suis pas dupe, les artifices utilisés par Walker pour faire de sa musique une expérience en 3D sont diablement ingénieux. Il met de l'écho sur un claquement sinistre et sec pour le rendre glissant, il se sert des interstices silencieux pour insérer un nouvel élément ni vu ni connu. Il jongle avec tous ces sons mécaniques pour créer un espace multidirectionnel sans véritable angles/bords/coins.

Le parallèle avec Plastikman est inévitable, l'approche plus ciselée et épurée de Walker permet d'écouter cette minimal techno avec un angle encore différent. Sortit avant la grande vague minimale qui suivra par la suite au début des 00’s, Stabiles est passionnant et hors du temps.



Acheter l'album

Stewart Walker ‎– Stabiles [FIM-1-034 / Force Inc. Music Works 1999]
(mirror)